Pour ou contre, les internautes ont débattu sur les parcs aquatiques

ANIMAUX «20 Minutes» a tiré de la dicussion très passionnée sur sa page Facebook trois arguments pour et trois arguments contre...

Charlotte Murat

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Des orques au Marineland d'Antibes
Des orques au Marineland d'Antibes — BEBERT BRUNO/SIPA

L’appel à débat sur la nécessité ou non d’interdire les parcs aquatiques a fait réagir de très nombreux internautes sur la page Facebook de 20 Minutes, où plus de 3700 commentaires ont été enregistrés. Certains ont pointé la cruauté envers les animaux, d’autres l’intérêt de pouvoir découvrir des espèces qui vivent habituellement très loin de nos côtes. Nous avons essayé de faire le tri dans une discussion très passionnée pour dégager les principaux arguments mis en avant par chacune des parties.

Trois arguments en faveur des parcs aquatiques

Les parcs aquatiques attirent des centaines de milliers de visiteurs tous les ans. Le Marineland d’Antibes, le plus grand parc marin d’Europe, attire à lui seul près de 1,3 million de curieux tous les ans. Mercédès a été conquise et ne s’en cache pas: « Je n’ai pas les moyens de faire le tour du monde pour pouvoir rencontrer des animaux d’ailleurs. J’aime les parcs animaliers, que ça vous plaise ou non ! »

Certains ont tenu à souligner que les animaux présentés au public sont bien soignés. « L’ours polaire de Marineland vient d’avoir son bébé [Hope, une oursonne née le 24 novembre]. Vous croyiez vraiment que si elle ne se sentait pas bien, elle l’aurait eu ? », rappelle Jade, reprenant l’idée que les seuls des animaux heureux et bien soignés parviennent à se reproduire.

Enfin, des internautes comme O’rélie précisent que des animaux nés en captivité n’auraient « aucune chance de survie » si on les relâchait dans la nature. « Autant que les animaux restent dans les parcs pour le programme de conservation des espèces », ajoute Yann.

Trois arguments contre les parcs aquatiques

Les animaux ne doivent pas être retenus en captivité, assènent de nombreux internautes. A propos des mammifères marins, beaucoup comparent leurs bassins à « baignoires ». « Le droit de ces animaux à vivre une vie normale en milieu naturel dépasse de loin le privilège qu’auraient certains à venir les observer un après-midi dans un bassin en béton à faire des tours contre nature, rappelle Lamya. Une vie de servitude et de confinement pour les uns, pour quelques heures de divertissement pour les autres. C’est éthiquement inacceptable ».

D’autres rappellent que certaines espèces ne sont pas faites pour vivre sous nos latitudes, comme les ours polaires. Marine se désole ainsi de savoir qu’un « petit ours vit avec sa maman sur de la fausse banquise quand le thermomètre affiche 30 à 35°C ».

Enfin, à ceux qui pensent que les parcs animaliers permettent de découvrir des espèces que nous n’aurions pas la chance de voir autrement, des défenseurs de la cause animale comme Pascale rétorquent qu’« il suffit de regarder des chaînes de télévision dédiées, comme National Geographic ou Nat Geo Wild » et qu’au pire, Internet « offre tellement de possibilités ».

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