Les progrès sanitaires vont-ils être anéantis par les effets du changement climatique?

ENVIRONNEMENT Une commission d’experts estime que les tempêtes et autres inondations pourraient réduire les progrès effectués depuis cinquante ans en matière de santé…

Vincent Vantighem

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Une tornade dans le Kansas (Etats-Unis), le 6 mai 2015.
Une tornade dans le Kansas (Etats-Unis), le 6 mai 2015. — SIPANY/SIPA

A quoi cela sert-il de soigner la tuberculose si on ne réduit pas nos émissions de carbone ? La question est posée, très sérieusement, ce mardi matin par une commission d’experts qui publient leurs travaux dans la prestigieuse revue médicale britannique The Lancet.

Changement climatique : Les experts se préparent au pire

Selon eux, les changements climatiques pourraient anéantir les progrès sanitaires effectués ces cinquante dernières années, en augmentant la survenue d’événements climatiques extrêmes comme des vagues de chaleur, des inondations ou des tempêtes.

Réduire les pathologies respiratoires

« Le changement climatique est désormais une urgence médicale », relève le Professeur Hugh Montgomery, de l’University College de Londres qui a coprésidé la commission mise en place par la revue médicale britannique The Lancet.

Selon cette commission, le contrôle des émissions de carbone pourrait avoir de nombreux bénéfices pour la santé, en réduisant la pollution de l’air qui favorise diverses pathologies respiratoires et cardio-vasculaires.

Le smog urbain à l’origine de nos maux

« L’implication des changements climatiques pour une population mondiale de 9 milliards d’habitants menace de saper les progrès réalisés depuis un demi-siècle dans le développement et la santé globale » insistent les experts.

Les émissions de carbone sont dans l’air du temps

Parmi les effets indirects sur la santé, ils citent le smog urbain, les problèmes de sécurité alimentaire et le développement de maladies dues à des moustiques qui se répandent dans les zones tempérées à cause du réchauffement climatique. L’avertissement du comité sur ce sujet est le troisième à être lancé par des experts depuis un an.