Ecologie: La pastille verte va en faire voir de toutes les couleurs aux automobilistes

POLLUTION Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie, doit présenter, ce mardi, un nouveau système de pastille verte destiné à distinguer les voitures les plus polluantes…

Vincent Vantighem

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La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, le 26 mai 2015 à Paris
La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, le 26 mai 2015 à Paris — MATTHIEU ALEXANDRE AFP

Bleue, jaune, rouge, grise et bien sûr verte pour les meilleures élèves. Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie, présente, ce mardi matin, un nouveau système de pastilles de couleur destiné à distinguer les automobiles les plus polluantes des plus vertueuses pour l’environnement.

« L’objectif n’est pas de faire de l’écologie punitive », assure-t-elle dans les colonnes du Parisien. Annoncée pour le 1er janvier 2016, la nouvelle pastille automobile sera, de fait, facultative. Mais elle doit permettre aux automobilistes les moins polluants de pouvoir circuler plus facilement. 20 Minutes a plongé dans la palette de couleurs afin de vous permettre d’y voir plus clair.

Quels véhicules sont concernés par ce nouveau système ?

Toutes les voitures. Le système décline la pastille en six couleurs du vert (moins polluant) au gris (plus polluant). En outre, une pastille bleue est prévue pour les véhicules électriques. Le système étant facultatif, chacun a la possibilité d’afficher sa couleur sur son pare-brise. Gratuite les six premiers mois de l’année, la pastille coûtera ensuite cinq euros. Inutile de dire que l’automobiliste avec une pastille grise n’aura pas grand intérêt à payer pour montrer qu’il pollue…

A quoi cela va-t-il servir ?

A faciliter les déplacements des automobilistes les plus « écolo-compatibles ». Les pastilles vertes et bleues pourraient ainsi permettre à leurs chauffeurs de circuler lors des jours de pics de pollution, de bénéficier de stationnement gratuit voire même de rouler dans les couloirs de bus. Les plus polluants, eux, en seront quittes pour galérer un peu sur la route et donc à… polluer un peu plus. Et surtout, ils pourront se faire repérer par les forces de l’ordre facilement lors des journées de circulation alternée.

Qui va définir les règles de circulation ?

Les mairies. Et c’est pour cela que le bât blesse, selon les opposants à ce système. En révélant cette information ce mardi, Le Parisien précise déjà que si la ville de Grenoble (Isère) est « intéressée », Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) n’y sont pas favorables. Les pastilles de couleurs ne serviront donc à rien dans ces communes. Ségolène Royal compte, elle, sur la conscience écolo de chacun. « L’objectif n’est pas de punir les propriétaires des véhicules les plus polluants mais de les inciter à opter pour des véhicules moins polluants. Ils ont tout à y gagner. »

A quoi correspondent les différentes couleurs ?

Pastille bleue : Tous les véhicules électriques.
Pastille verte : Les véhicules essence immatriculés à partir du 1er janvier 2011.
Pastille verte-anis : Les véhicules essence immatriculés entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2010 ainsi que les véhicules diesel immatriculés à partir du 1er janvier 2011.
Pastille orange : Les véhicules essence immatriculés entre le 1er janvier 1997 et le 31 décembre 2005 ainsi que les véhicules diesel immatriculés entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2010.
Pastille rouge : Les véhicules diesel immatriculés entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2005.
Pastille rouge carmin : Les véhicules diesel immatriculés entre le 1er janvier 1997 et le 31 décembre 2000.
Pastille grise : Tous les véhicules immatriculés avant le 31 décembre 1996.

 

Les pastilles selon le degré de pollution. - MINISTERE DE L'ECOLOGIE