Abeilles: Un plan national de sauvegarde présenté en Conseil des ministres

ENVIRONNEMENT Le plan « France, terre de pollinisateurs » vise à stopper la chute démographique des pollinisateurs sauvages...

20 Minutes avec agences

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L'Assemblée vote l'interdiction des néonicotinoïdes, réputés toxiques notamment pour les abeilles, en 2016
L'Assemblée vote l'interdiction des néonicotinoïdes, réputés toxiques notamment pour les abeilles, en 2016 — Denis Charlet AFP

Il n’y a pas que Barack Obama. Ségolène Royal aussi, veut sauver les abeilles. La ministre de l’Ecologie a présenté, ce mercredi en Conseil des ministres, un « plan national d’action » en faveur des pollinisateurs sauvages, menacés par les néonicotinoïdes, ces pesticides agissant sur le système nerveux des insectes.

Le plan « France, terre de pollinisateurs » vise ainsi à stopper la perte d’espèces de pollinisateurs sauvages, alors que la pollinisation par les abeilles et autres insectes est indispensable à la survie de la majorité des plantes à fleurs.

Fauchage tardif et jachères fleuries

Le plan prévoit notamment de généraliser aux 12.000 kilomètres du réseau routier national non concédé une récente expérimentation menée pendant trois ans sur les bordures vertes des accotements routiers et autoroutiers.

Un fauchage tardif et des jachères fleuries seront mis en œuvre sur la base de cette expérimentation qui a abouti à une augmentation de 30 % de la diversité des insectes pollinisateurs. Plusieurs centaines de ruches municipales pédagogiques seront également mises en place.

La question des néonicotinoïdes

La ministre a, par ailleurs, annoncé que la France allait « engager une démarche d’extension » du moratoire partiel européen à « l’ensemble des pesticides néonicotinoïdes », alors que ce moratoire, imposé pour deux ans en décembre 2013 par l’Union européenne, ne vise que trois types de néonicotinoïdes.

Selon un rapport du Conseil européen des académies des sciences, les néonicotinoïdes ont de graves effets sur la faune, l’eau et les sols. Certaines publications montrent aussi une toxicité pour l’homme, rappelle le ministère de l’Ecologie. Dans sa « feuille de route » écologique présentée le 4 février dernier, le gouvernement avait assuré que la France mènerait « au niveau européen, une action volontariste » pour que les néonicotinoïdes soient réévalués « au plus vite, en prenant en compte toutes les études concernant les effets sur les colonies d’abeilles, les pollinisateurs sauvages, la faune ».