Guadeloupe: Mobilisation sans précédent contre l'invasion des algues brunes

SOCIETE Ces algues envahissantes et nauséabondes reviennent chaque année depuis août 2014...

20 Minutes avec agences

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Des algues saragasses envahissent les côtes de la Martinique, le 28 juillet 2011 sur la commune de Saint-Anne
Des algues saragasses envahissent les côtes de la Martinique, le 28 juillet 2011 sur la commune de Saint-Anne — Patrice Coppee AFP

Un «fonds d'urgence», alimenté par l'Etat, la région et le département, pour aider les communes guadeloupéennes à lutter contre les algues sargasses, a été créé lors d'une réunion à la préfecture de Basse-Terre, rassemblant tous les acteurs concernés par la lutte.

Car après la Martinique, c'est aujourd'hui la Guadeloupe qui fait face à une arrivée massive d'algues brunes. Jeudi, des enseignants d'une école de l'est de la Grande Terre, ont même fait valoir leur droit de retrait, pour protester contre l'odeur nauséabonde dégagée par les algues en décomposition, entraînant la fermeture de l'école. 

«Tout le monde est dans la danse maintenant»

«Tout le monde est dans la danse maintenant», s'est félicité, à la suite de la réunion, Camille Pélage, président du syndicat intercommunal pour la mise en valeur des sites et plages touristiques de la Guadeloupe. Avec différents maires, il en appelait à l'intervention de l'Etat depuis plusieurs mois, pour lutter contre ces algues envahissantes et nauséabondes, qui incommodent habitants et touristes et reviennent fréquemment depuis août 2014.

Au cours de cette réunion «de mobilisation générale», selon les termes du préfet Jacques Billant, il a été décidé que le fonds d'urgence aidera notamment au ramassage, au transport et au stockage des algues.

La pose expérimentale «d'un filet spécial pour contenir les sargasses»

Victorin Lurel, président du conseil régional, a précisé que ce fonds d'urgence s'élèverait à «au moins 1 million d'euros», demandant toutefois «que l'Etat fasse encore plus pour le financement du fonctionnement», renvoyant à la visite de François Hollande, en Guadeloupe, le 10 mai.

Josette Borel Lincertin, présidente du conseil départemental, a annoncé de son côté des mesures rapides, à Marie-Galante, pour «restituer le port de pêche aux marins-pêcheurs», avec notamment la pose expérimentale «d'un filet spécial pour contenir les sargasses» avant qu'elles viennent s'échouer.

Après le ramassage se posent cependant les questions du stockage et du traitement de ces algues. Des propositions sont à l'étude pour les recycler en charbon actif, en plastic bio, ou en engrais par exemple.