Villes et entreprises épousent la cause du climat

Sa. C. avec AFP

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En attendant, encouragé par la trêve, un flot continu de voitures a acheminé des milliers de Libanais vers les villes et villages qu'ils avaient désertés. Les routes ont été engorgées par de nombreux bouchons, entre Beyrouth et le sud.
En attendant, encouragé par la trêve, un flot continu de voitures a acheminé des milliers de Libanais vers les villes et villages qu'ils avaient désertés. Les routes ont été engorgées par de nombreux bouchons, entre Beyrouth et le sud. — Ramzi Haidar AFP

Shanghai, Pékin, Paris, Tokyo, Mexico, New York, Séoul, Bombay, Bangkok, Los Angeles, Lagos... les représentants des 46 métropoles parmi les plus importantes, et les plus polluées, se retrouvent à partir de lundi soir à New York pour un sommet consacré au climat. Des entreprises comme Siemens, Citigroup, GE, Deutsche Bank, JP Morgan Chase sont également présentes.

Objectif de la réunion : apporter des initiatives concrètes d'ici jeudi pour lutter contre la pollution, réduire les émissions de gaz à effet de serre et développer des systèmes économes en énergie.

Chaque ville son problème

Après une réception lundi soir dans la Hearst Tower - qui se veut un des buildings les plus «verts» de New York - les 300 délégués devaient entrer mardi dans le vif du sujet. La question des transports et de la circulation sera au coeur des ateliers, problème central de Paris (qui envoie une délégation au sommet) à New York (qui vient d'annoncer un projet visant à imposer un péage aux automobilistes).

Pour Séoul aussi, le trafic reste le problème majeur. Selon Oh Kyong-Suk, un responsable municipal, le maire «espère échanger des informations avec les autres villes et expliquer les effets économiques de sa politique environnementale».
Autres thèmes abordés : comment rationaliser le système d'approvisionnement en eau ou inciter à la construction de bâtiments «verts» ?
Le maire de Sydney comptait encourager à suivre l'exemple de sa ville, qui, le 31 mars, a mis en place sa première «Heure de la terre», au cours de laquelle entreprises et ménages ont été invités à éteindre la lumière pendant une heure.

Moins de rhétorique, plus de pratique

«Il est important que ce sommet insiste sur les bénéfices économiques potentiels pour les villes agissant contre les émissions de dioxyde de carbone», explique Kathryn Wylde, présidente de Partenariat pour New York, ONG réunissant des industries et co-organisatrice du sommet avec la Fondation de Bill Clinton. L’ancien président des Etats-Unis interviendra d’ailleurs mercredi.

«Vous avez beaucoup de gens qui parlent de réchauffement climatique de manière abstraite et prônent un changement de politique, mais ici nous avons les maires, les gens qui réellement signent les chèques et attribuent les contrats, et qui prennent un engagement public, dit-elle. Nous ne sommes plus seulement dans la rhétorique.»