Chine, Etats-Unis et Europe pourraient sauver 2 millions de vie en passant aux énergies renouvelables

CLIMAT Une nouvelle étude détaille les bénéfices humains et financiers d’une transition écologique pour les trois régions les plus pollueuses du monde…

A.Ch.

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Un éolienne à Lézignan dans les Hautes-Pyrénées, le 16 septembre 2012
Un éolienne à Lézignan dans les Hautes-Pyrénées, le 16 septembre 2012 — Pascal Pavani AFP

A quelques mois de la conférence sur le climat qui se tiendra à Paris, tous les pays du monde sont invités à publier leurs engagements de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. Une étude du New Climate Institute, un institut de recherche allemand, pourrait inciter les trois plus grands pollueurs du monde à être ambitieux: d’après cette étude, si la Chine, les Etats-Unis et l’Europe passaient à 100% d’énergies renouvelables d’ici à 2050, ces trois régions créeraient 3 millions d’emplois supplémentaires dès 2030 et sauveraient 2 millions de vies des conséquences de la pollution de l’air.

520 milliards de dollars économisés par an

L’effet sur leur économie serait aussi important: ils pourraient économiser jusqu’à 520 milliards de dollars par an en importations de combustibles. Cela permettrait également à la planète de ne pas dépasser une augmentation moyenne des températures de +2°C, le seuil maximal fixé par les scientifiques au-delà duquel les effets du réchauffement deviendraient incontrôlables. «Cette nouvelle analyse montre aux gouvernements qui préparent leurs plans d’action pour le climat les bénéfices substantiels qu’ils pourraient obtenir en poussant au maximum leur niveau d’ambition», note Niklas Hohne, directeur de l'institut NewClimate et auteur de l'étude.

Ce mardi, les Etats-Unis se sont engagés, dans la perspective de la COP21, à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 26% à 28% d’ici à 2025. La Chine n’a pas encore publié officiellement sa contribution nationale pour l’accord qui doit être signé en décembre à Paris, mais elle n’envisage de commencer à réduire ses émissions qu’à partir de 2030. Un engagement «totalement insuffisant» pour Nicolas Hulot, envoyé spécial de François Hollande pour la protection de la planète. L’Union européenne a elle confirmé son plan pour l’après 2020: une baisse de 40% des émissions de gaz à effet de serre en 2030. Si «la France a eu le courage (...) d'accueillir la conférence climat (...), je ne nous trouve pas excessivement soutenus» au niveau européen, a estimé Nicolas Hulot.