Genève veut l'arrêt de la centrale nucléaire du Bugey en France

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La centrale nucléaire de Bugey, près de Saint Vulbas, le 30 mars 2013
La centrale nucléaire de Bugey, près de Saint Vulbas, le 30 mars 2013 — Jeff Pachoud AFP

La ville de Genève a rappelé jeudi sa détermination à faire fermer la centrale nucléaire française du Bugey, dans l'Ain (est) et a annoncé avoir engagé comme avocate une ancienne ministre française de l'environnement, Mme Corinne Lepage.

Agée de 43 ans, cette centrale nucléaire compte parmi les plus anciennes de France. Elle se situe à 70 kilomètres à vol d'oiseau de Genève.

Jusqu'à présent, les démarches entreprises par la municipalité auprès de la juridiction administrative française se sont avérées infructueuses. «Nous avons donc décidé de passer à la vitesse supérieure», a déclaré à la presse le conseiller administratif de la Ville de Genève Rémy Pagani.

Pour mener son combat devant les tribunaux, l'exécutif de la Ville de Genève a mandaté l'ancienne ministre française de l'environnement Corinne Lepage afin de la représenter. Pour le moment, Mme Lepage n'a pas arrêté sa stratégie. Il existe selon l'avocate plusieurs possibilités d'agir, dont l'une serait de déposer une plainte pénale contre Electricité de France (EDF), l'opérateur de la centrale du Bugey.

L'ancienne ministre se donne environ un mois pour étudier le dossier et revenir avec des propositions concrètes.

«Nous allons frapper beaucoup plus fort par rapport à ce qui a été entrepris jusqu'à aujourd'hui», a toutefois affirmé M. Pagani. La municipalité a pour l'instant échoué dans ses tentatives de faire arrêter l'exploitation de la centrale du Bugey et d'empêcher que le site devienne un lieu d'entreposage de déchets radioactifs.

Ni le Conseil d'Etat français, ni le Tribunal administratif de Lyon n'ont répondu à ce jour favorablement aux demandes d'annulation des décrets renouvelant l'exploitation de la centrale, ou d'annulation des autorisations de construire pour entreposer les déchets.