Earth Hour: 1.200 monuments vont s'éteindre samedi soir

ENVIRONNEMENT L’association WWF éteindra les lumières dans des centaines de grandes villes pour sensibiliser aux problèmes énergétiques…

Audrey Chauvet

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La tour Eiffel éteinte pendant Earth Hour.
La tour Eiffel éteinte pendant Earth Hour. — DASFA/ZJAH

N’ayez pas peur si vous ne voyez pas la tour Eiffel ce samedi soir: elle n’aura pas disparu sous un nuage de pollution mais sera éteinte à l’occasion de Earth Hour, ou «Une heure pour la planète», l’événement annuel du WWF au cours duquel des centaines de bâtiments dans le monde s’éteignent pendant une heure.  Ce samedi à 20h30, des millions de personnes sont invitées à éteindre les lumières chez elles pour «célébrer leur engagement pour la planète», explique le WWF.

170 pays et 1.200 monuments

«Earth Hour, ce n’est pas qu’une question d’économies d’énergie, précise Jacques-Olivier Barthes, directeur de la communication du WWF France. Un tiers de la population mondiale n’a pas d’énergie, notre idée n’est pas de faire un blackout énergétique mais de permettre un accès généralisé à une énergie la plus sobre possible en CO2.» Si l’heure de noir total est avant tout symbolique, elle a le mérite, pour Jacques-Olivier Barthes, d’engager des municipalités et des politiques du monde entier sur des questions environnementales «qui ne sont pas souvent en haut de leur agenda».

Plus de 170 pays et 1.200 monuments ont confirmé leur participation, du pont de Sydney au Christ du Corcovado de Rio, de la Sagrada Familia de Barcelone à Times Square à New York, de Big Ben à la cathédrale de Cologne ou l'Acropole. A Paris, Anne Hidalgo, la maire de Paris, Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, et Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères en charge de l’organisation du sommet climat à Paris à la fin de l’année, qui assisteront à l’extinction des feux de la tour Eiffel pour cinq minutes seulement, pour des raisons de sécurité. «Tous les regards sont tournés vers la France, qui accueillera la conférence sur le climat», assure Philippe Germa, directeur général du WWF France. «A travers Earth Hour, nous voulons lancer la mobilisation de nos concitoyens pour que cette conférence soit une réussite».

Une économie d’énergie «insignifiante» mais symbolique

Plus qu’un événement ponctuel, Earth Hour veut être un tremplin vers un engagement à long terme pour la préservation de l’environnement. «Sur la plateforme Web, on peut soutenir des projets concrets qui peuvent faire la différence», note Jacques-Olivier Barthes. Car si éteindre les lumières chez soi samedi est un premier pas, il ne faut pas s’attendre à sauver la planète en une heure: «Avant 2010, on économisait en une heure l’équivalent de la consommation quotidienne d’électricité d’une ville comme Marseille, explique Jacques-Olivier Barthes. Depuis, on ne mesure plus pour des raisons pratiques mais les monuments ayant tous été équipés d’éclairages à LED, on sait que l’économie d’énergie est insignifiante.»