Espace: Un satellite américain explose et laisse un «champ de débris»

SCIENCES Le nuage d'objets se trouve là où évoluent la plupart des satellites d'observation de la Terre...

20 Minutes avec agences

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Les chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) ont mis au point un mini-moteur, pesant 200 grammes, qui va considérablement réduire les coûts de l'exploitation spatiale, selon un communiqué publié jeudi.
Les chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) ont mis au point un mini-moteur, pesant 200 grammes, qui va considérablement réduire les coûts de l'exploitation spatiale, selon un communiqué publié jeudi. — afp.com

Le 3 février dernier, un satellite de l'US Air Force aurait explosé [lire en encadré]. Une «soudaine hausse de température» serait à l'origine de l'incident, qui n'a été rapporté qu'à la fin du mois par l'armée de l'air américaine.

Selon L'Express, qui cite un astrophysicien du site CelesTrak.com [appartenant à une société américaine], les hypothèses retenues feraient état d'un dysfonctionnement des batteries. De son côté, Futura Sciences indique que d'autres hypothèses sont plausibles, parmi lesquelles une rupture d'un des réservoirs du satellite, ou une collision avec un débris.

Un nuage de débris menaçant et gênant les autres satellites

Depuis, les radars militaires ont détecté «un champ de débris autour du satellite» baptisé DMSP-F13. Ils seraient «une source de risques pour les satellites alentours». En effet, le nuage d'objets se trouve à 800 kilomètres d'altitude, là où évoluent la plupart des satellites d'observation de la Terre, parmi lesquels ceux de l'Agence spatiale européenne (Esa) ou du Cnes, précise Futura Sciences.

Selon L'Express, ce n'est pas la première fois qu'un satellite de ce type explose: en avril 2004, le DMSP-F11 avait éclaté, laissant derrière lui une trainée de débris, alors que tous ses systèmes (dont ses batteries) avaient été désactivés. 

Cette fois, DMSP-F13 assurait la couverture météorologique des opérations des forces armées américaines. Depuis 2006, il était relégué à un rôle secondaire, mais restait sous la surveillance des opérateurs au sol. Selon l'armée de l'air, citée par L'Express, la perte du satellite n'aurait qu'un «impact minime».

Une étude de la NASA publiée en 2008, les accidents liés à des collisions avec des débris orbitaux ne représentent que 1,5% des destructions de satellites. 5% sont liées à des problèmes de batteries, 45% à des problèmes de propulsions, 30% à des actions délibérées, comme les tests de missiles pratiqués par la Chine ou la Russie, rapporte Spacenews.com. Les 20% restants n'ont jamais été résolus.