Retour sur la page d'accueil 20 Minutes
ELEVAGE«Subventionne un loup»: L'humour noir des éleveurs de brebis

«Subventionne un loup»: L'humour noir des éleveurs de brebis

ELEVAGE
Les éleveurs de la Confédération Paysanne réclament la révision du statut du loup qui reste une espèce protégée en Europe...
Un homme déguisé en loup participe à une manifestation contre la protection des loups, le 26 novembre 2014 face au siège du Parlement européen à Strasbourg
Un homme déguisé en loup participe à une manifestation contre la protection des loups, le 26 novembre 2014 face au siège du Parlement européen à Strasbourg - Frederick Florin AFP
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

«Subventionne un loup, élève une brebis!» Les éleveurs de la Confédération Paysanne ont choisi l'humour (noir) pour dénoncer la multiplication des attaques qui ont tué plus de 8.200 brebis en 2014.

Le Syndicat (minoritaire) a lancé samedi une campagne avec plus de 500 tracts à distribuer aux visiteurs du Salon de l'Agriculture, pour réclamer la révision du statut du loup qui reste une espèce protégée en Europe. Une campagne, précise le tract, adressée «aux amoureux des loups convaincus que ces magnifiques animaux ne s'intéressent pas aux moutons et que la cohabitation est possible. Ainsi ils pourront les aider plus efficacement et suivre la vie, parfois courte, d'une brebis».

Royal: «Les éleveurs ont le droit de se défendre»

Selon Olivier Bel, éleveur chargé du dossier à la Confédération, la population de loups croît de 20% par an et atteignait 350 individus en 2014. «Dans deux ans on en aura 500, que fera-t-on?». Les éleveurs font valoir que son aire de répartition a désormais largement dépassé les Alpes maritimes, où ils sont apparus initialement en 1992, pour atteindre les Cévennes - l'Hérault et l'Aude - et la Lozère. Des attaques ont été aussi signalées en Franche-Comté, en Champagne, en Lorraine.

Son histoire, le jeune homme a pu la conter en direct à la ministre de l'Ecologie, samedi: en visite au Salon de l'Agriculture, Ségolène Royal s'est arrêtée sur le stand du syndicat pour écouter les éleveurs. Cet échange direct était le premier depuis l'entrée en fonction de la ministre, qui a convenu que «les éleveurs avaient le droit de se défendre».

Le tract de la CP conclut: «Si par malchance il était tué par les loups, nous vous ferions parvenir la photo de votre animal mort, la plus détaillée possible» - photo aujourd'hui indispensable pour être indemnisé. Encore faut-il retrouver la dépouille des victimes. Officiellement, 8.225 brebis mortes ont pu être déclarées l'an passé, mais avec les «disparues», les éleveurs sont convaincus que le cap des 10.000 a été franchi.

Sujets liés