Accord à l’arraché sur le climat

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Dans la douleur, les experts du climat ont publié vendredi à Bruxelles un diagnostic alarmant des impacts du réchauffement climatique. Les discussions ont été particulièrement âpres en raison des réserves émises par la Chine, l'Arabie saoudite, la Russie et les Etats-Unis sur certaines conclusions du rapport ( de 1.400 pages).

Famines et pénurie d’eau

Au-delà de 2 à 3 degrés supplémentaires par rapport à 1990, le réchauffement climatique aura des impacts négatifs sur toutes les régions, a prévenu le Groupe international d’experts climatiques (Giec).
D'ici 2080, jusqu'à 3,2 milliards d'humains seront exposés à des pénuries d'eau sévère et 600 millions à la faim en raison des sécheresses, de la dégradation et de la salinisation des sols.

Chaque année, deux à sept millions de personnes supplémentaires pourraient subir des inondations, notamment sur les côtes où la pression démographique s'accentue et dans les grands deltas d'Afrique de l'Ouest, d'Asie ou du Mississipi.
Le réchauffement devrait en outre affecter davantage les populations pauvres.
Le réchauffement climatique pourrait se traduire par «le déplacement de millions de personnes à travers le monde,» a souligné vendredi le principal responsable de la lutte contre le changement climatique à l'ONU, Yvo de Boer.

Contestations

Les conséquences du réchauffement climatique sont loin de faire l’unanimité. La Chine s'est ainsi opposée à un paragraphe soulignant «le risque très élevé (...) que de nombreux systèmes naturels soient affectés par les changements climatiques», selon l’AFP.
Les Etats-Unis ont demandé et obtenu l'élimination d'un paragraphe indiquant que l'Amérique du Nord «devrait être localement confrontée à de graves dommages économiques et à des perturbations substantielles de son système socio-économique et culturel».