Les chimpanzés ne sont pas des personnes, tranche une cour new-yorkaise

PLANETE Une association demandait que quatre chimpanzés, actuellement en captivité dans l'Etat de New York, puissent rejoindre un sanctuaire pour y vivre librement jusqu'à la fin de leurs jours...

M.C. avec AFP

— 

Les Instituts nationaux américains de la santé (NIH) devraient ne quasiment plus utiliser de chimpanzés pour la recherche bio-médicale, recommandent des experts indépendants de ces Instituts, selon un document posté sur leur site internet.
Les Instituts nationaux américains de la santé (NIH) devraient ne quasiment plus utiliser de chimpanzés pour la recherche bio-médicale, recommandent des experts indépendants de ces Instituts, selon un document posté sur leur site internet. — Sven Hoppe afp.com

Une cour d'appel new-yorkaise a estimé jeudi que les chimpanzés ne pouvaient pas bénéficier des mêmes droits que les humains, déboutant ainsi des défenseurs des primates qui plaidaient pour leur droit fondamental de vivre en liberté.

L'association «Nonhuman Rights Project» demandait que quatre chimpanzés, actuellement en captivité dans l'Etat de New York, puissent rejoindre un sanctuaire pour y vivre librement jusqu'à la fin de leurs jours.

«Ils n'ont aucun devoir, ne sont soumis à aucune responsabilité sociale»

Ces militants, déboutés en première instance, avaient expliqué en octobre devant cette cour d'appel que les chimpanzés avaient les mêmes caractéristiques que les humains et qu'ils devaient, de ce fait, être reconnus comme des «personnes légales» et bénéficier des mêmes droits fondamentaux.

Mais des juges de la ville d'Albany, capitale de l'Etat de New York, ont refusé d'élargir la définition légale de la personne. «Un chimpanzé n'est pas une personne qui peut bénéficier des droits et des protections garantis par l'habeas corpus», ont-ils écrit dans leur décision rendue jeudi. L'habeas corpus énonce, dans les législations anglo-saxonnes, la liberté fondamentale de ne pas être emprisonné sans jugement.

«Contrairement aux êtres humains, les chimpanzés n'ont aucun devoir, ne sont soumis à aucune responsabilité sociale et ne peuvent être tenus légalement pour responsables de leurs actes», expliquent les juges. Par conséquent, ils ne peuvent pas prétendre aux mêmes droits que les humains, estiment-ils.