Les écologistes de Sea Sheperd ont une nouvelle cible dans l'océan Austral

OCEANS L'ONG veut harceler les baleiniers, sur le modèle de sa campagne au Japon...

N.Beu. avec AFP

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Une baleine pêchée dans l'océan Antarctique, sur une photo publiée le 18 novembre 2014.
Une baleine pêchée dans l'océan Antarctique, sur une photo publiée le 18 novembre 2014. — Institute of Cetacean Research / THE INSTITUTE OF CETACEAN RESEAR / AFP

L'ONG écologiste Sea Shepherd a lancé mercredi une campagne de harcèlement contre les bateaux pratiquant la pêche illégale de la légine, «or blanc» de l'océan Austral, sur le modèle de ses opérations contre les baleiniers japonais contraints de rester à quai cette année.

Le navire-amiral de Sea Shepherd, le Bob Barker, a quitté le port de Hobart en Tasmanie, et un second navire, le Sam Simon, doit le rejoindre la semaine prochaine pour une mission de trois mois. «Nos bateaux se préparent une fois de plus à prendre leur place sur la dernière ligne de défense de la précieuse vie marine en Antarctique», a déclaré le capitaine du Bob Barker, Peter Hammarstedt, avant le départ. «Cette année, nous allons poursuivre les profiteurs criminels qui braconnent la légine vulnérable (...) et nous les livrerons à la justice», a-t-il dit.

Le Japon sur le banc des accusés

Vendue aux Etats-Unis sous le nom de «bar du Chili», la légine antarctique (Dissostichus mawsoni) et australe (Dissostichus eleginoides) est un poisson prisé en particulier au Japon, en Europe, aux Etats-Unis mais aussi en Chine. Pêché à la palangre, il l'est également par chalutage, pourtant interdit. Sea Shepherd est généralement engagée chaque année dans l'océan Austral pour harceler les baleiniers japonais. Mais fin mars, la Cour internationale de justice avait reconnu le Japon coupable de détourner à des fins commerciales la chasse effectuée à titre scientifique dans cette région et les Japonais ont été contraints de renoncer à la saison 2014-2015.

Tokyo a promis en novembre de réduire des deux tiers ses objectifs de prises de baleines dans l'Antarctique dans le but de convaincre la communauté internationale de l'autoriser à y reprendre la chasse aux cétacés à des fins scientifiques.