Climat: l'UE va mesurer la pollution des navires dès 2018

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Des navires de marchandise dans le port de Martigues, dans le sud de la France, le 17 octobre 2010
Des navires de marchandise dans le port de Martigues, dans le sud de la France, le 17 octobre 2010 — Anne-Christine Poujoulat AFP

L'Union européenne a adopté mercredi un mécanisme pour mesurer et contrôler les émissions polluantes des navires à partir du 1er janvier 2018 afin de les réduire dans le cadre de la lutte contre le réchauffement du climat.

L'accord trouvé entre les Etats et le Parlement européen doit encore être formellement entériné par les deux instances, précise le communiqué publié par le Conseil des Etats.

Les nouvelles règles couvrent les émissions des navires de plus de 500 tonneaux, bateaux de guerre inclus. A compter du 1er janvier 2018, leurs propriétaires seront tenus de contrôler les émissions de chacun de leurs navires par voyage et sur une base annuelle. Ces informations seront transmises à la Commission européenne.

Le nouveau règlement permettra d'améliorer

Contrairement à la taxe imposée par l'Union européenne sur les émissions polluantes du secteur aérien, décidée sans concertation avec l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), la Commission entend oeuvrer au sein de l'OIM pour faire aboutir son projet sur les bateaux.

Le secteur maritime contribue pour 3% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. L'aviation représente le même pourcentage. Mais si le calcul des émissions polluantes existe au sein de l'OACI pour les avions, il n'existe pas pour les navires.

«Il s'agit d'un premier pas vers l'inclusion du secteur maritime dans l'effort de réduction des émissions de gaz à effet de serre afin de limiter la hausse du réchauffement du climat à 2° celsius», insiste-t-on à Bruxelles.

La Commission européenne se doit d'agir dans le cadre de l'OIM et d'obtenir un accord agréé par tous ses membres, car il est très facile pour un armateur de changer de pavillon.

A la tête de la première flotte mondiale, les influents armateurs grecs, qui ont trouvé des alliés en Chine sur ce dossier, bataillent depuis des années contre toute mesure régionale, arguant du caractère mondial du secteur maritime.