A Paris, la pollution de l’air est aussi nocive que le tabagisme passif

POLLUTION L’hiver 2013 a été particulièrement mauvais pour les poumons des Parisiens…

Audrey Chauvet

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Paris sous la pollution, le 12 décembre 2013.
Paris sous la pollution, le 12 décembre 2013. — XAVIER FRANCOLON/SIPA

Qui aurait envie de s’enfermer avec huit fumeurs dans 20 mètres carrés? Cette image étouffante correspond pourtant à ce qu’ont vécu les Parisiens le 13 décembre 2013. Ce jour-là, à 18h, la capitale avait été envahie par plus de 6 millions de particules fines par litre d’air, soit trente fois plus que la normale, révèle une étude réalisée par la Ville de Paris, Airparif et le CNRS publiée ce lundi matin.

Obtenues grâce aux appareils de mesure embarqués dans le ballon du parc André Citroën, dans le 15ème arrondissement, les données révélées ce lundi font tousser: durant les pics de pollution de l’hiver 2013, les Parisiens ont inhalé cinq à quinze fois plus de particules ultra-fines (dont le diamètre est inférieur à 0,1 micromètre) que la normale, évaluée à 200.000 particules par litre d’air. Cette pollution «a des effets avérés sur la santé et contribue au développement de pathologies chroniques (infarctus du myocarde, affections respiratoires, affections cardiovasculaires, cancers», alerte l’étude.

>> La pollution de l’air parisien vue du ballon de Paris, en images

La mairie de Paris devrait présenter en début d’année 2015 un plan antipollution qui devrait bannir les véhicules les plus polluants, et notamment les diesels, de certaines zones de la capitale. Les principales sources d’émissions des particules fines sont les voitures mais aussi les chauffages au bois et les industries.