Vidéo: La Nasa recrée le voyage du CO2 dans l'atmosphère pendant un an

GAZ Les effluves de CO2 sont particulièrement importantes dans l'hémisphère nord entre mars et juin puis novembre et décembre...

R.S.

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Capture d'écran d'une vidéo de la Nasa montrant les émanations de CO2 sur la planète en une année.
Capture d'écran d'une vidéo de la Nasa montrant les émanations de CO2 sur la planète en une année. — Capture d'écran/20Minutes

L'animation est aussi esthétique qu'effrayante. La Nasa a modélisé les mouvements des masses de CO2 sur la planète pendant une année, de janvier à décembre 2006, à travers une vidéo d'animation accélérée. En trois minutes, on voit l'onde rouge du dioxyde de carbone, l'un des principaux responsables du réchauffement climatique, se mouvoir sur la carte, au gré de saisons et des régions.

Le modèle GEOS-5 permet donc de déceler les zones les plus touchées par le gaz à effet de serre. Sans surprise, l'Europe, la côte Est des Etats-Unis, la Chine, le Japon et l'Asie du sud-Est sont les régions d'où les émanations sont les plus importantes. L'hémisphère Sud semble beaucoup plus épargné que le Nord. La vidéo montre l'apparition d'effluves rougeâtres dans toute la partie supérieure du globe, entre février et juin. Puis une seconde en fin d'année, entre novembre et décembre. Le nuage monte à chaque fois progressivement jusqu'au pôle Nord qu'il englobe entièrement.

Les périodes de réchauffement intense correspondent globalement aux saisons. Avec l'arrivée du printemps dans l'hémisphère Nord, la photosynthèse des végétaux permet d'absorber une grande partie du C02 émise, notamment dans les régions industrielles. Le schéma actuel prouve que même en période de crise, les émissions restent importantes.

Pollueur payeur

Récemment, plus de 1.000 entreprises et 73 pays se sont déclarés favorables à un système permettant de faire payer la pollution au C02 via une taxe carbone ou un système de quotas échangeables. «En soutenant la fixation d'un prix sur le carbone, les dirigeants à travers le monde et les entreprises s'unissent pour envoyer un message fort», a estimé le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, à la veille d'un sommet sur le changement climatique à l'ONU et au lendemain de manifestations d'envergure à travers le globe.

Cette coalition, qui pèse pour plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, compte notamment la Chine, l'Union européenne et la Russie, et regroupe de grands noms de l'industrie et des services (BP, Statoil, Pfizer, ArcelorMittal, Allianz...).