VIDEO. Un filet high-tech contre les requins

Environnement Une version high-tech du filet antirequins a commencé être posée près du Cap. Un technologie qui permettra de protéger les baigneurs sans tuer, ni blesser les squales...

20 Minutes avec agences

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Face à l'inquiétude du monde du tourisme, en Afrique du Sud et ailleurs comme à La Réunion, plusieurs entreprises se sont lancées dans la course pour trouver LA solution anti-requins. Mais il y a peu d'études en milieu réel.
Face à l'inquiétude du monde du tourisme, en Afrique du Sud et ailleurs comme à La Réunion, plusieurs entreprises se sont lancées dans la course pour trouver LA solution anti-requins. Mais il y a peu d'études en milieu réel. — Mustafa Ozer AFP

Présentée comme une petite révolution par ses promoteurs, une filiale du fabricant d'armement sud-africain Armscor, une version high-tech du filet antirequins, truffée d'électronique, est en train d'être posée près du Cap. 

Cette herse prend la forme d'un filin fixé sur le fond marin et hérissé d'antennes semi-rigides pulsant des ondes à basse fréquence. 


Un champ électromagnétique qui les fait fuir

La technologie s'inspire des appareils de répulsion des requins appelés aussi POD (protective oceanic device) portés à la cheville par les plongeurs ou les surfeurs, inventés en Afrique du Sud et commercialisés par des Australiens.

Utilisant des propriétés bien connues du museau des requins, dans lequel se logent de fins récepteurs leur permettant de deviner un battement cardiaque même dans les eaux les plus troubles, le champ électromagnétique les fait fuir. En revanche pour les êtres humains, le contact avec une électrode du filet n'occasionnera qu'un simple picotement sans danger.

Protéger les baigneurs sans tuer ni blesser les requins

Et les résultats du test sont très attendus, partout où les dents de la mer menacent le tourisme. «Car si c'est un succès, cela nous donnera les bases pour développer un système de barrière pouvant protéger les baigneurs sans tuer ni blesser les requins, ou tout autre animal marin», souligne le Kwazulu-Natal Sharks Board, l'organisme public sud-africain chargé de la protection des plages de Durban (est), l'autre grande métropole balnéaire sud-africaine sur l'océan Indien.

Les filets installés depuis soixante ans à Durban présentent l'inconvénient majeur de tuer des centaines d'innocentes créatures marines tous les ans, tortues, raies, dauphins, piégées comme dans un filet de pêche à 400 mètres des plages.

53 squales en 25 jours

La plage de Glencairn, choisie pour l'expérience, a été sélectionnée pour la clarté de ses eaux qui permettra de filmer avec des caméras les mouvements des requins, et de vérifier -également depuis la plage avec des jumelles- que le filet les oblige à se détourner de leurs parcours habituels.

Et le scénario n'a pas manqué d'action, en 25 jours d'observation, pas moins 53 squales ont été aperçus au large de cette plage.