Première récolte de miel sur les toits de Beaugrenelle à Paris

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Un apiculteur récolte pour la première fois du miel le 9 septembre 2014, sur les toits du centre commercial Beaugrenelle, à Paris
Un apiculteur récolte pour la première fois du miel le 9 septembre 2014, sur les toits du centre commercial Beaugrenelle, à Paris — Eric Fefferberg AFP

La première récolte de miel sur les toits du centre commercial Beaugrenelle, à Paris, a débuté mardi et devrait produire 500 kg de miel qui seront vendus au profit de l'Institut Curie, a constaté l'AFP.

Six ruches, colonisées par 400.000 abeilles, ont été installées il y a plusieurs mois sur la toiture végétalisée de 7.000 m² de Beaugrenelle, immense centre commercial situé à deux pas de la Tour Eiffel, et qui a rouvert ses portes l'an passé après d'importants travaux de rénovation.

«Ce sont des abeilles de race +Frère Adam+ qui sont peu agressives», a expliqué à l'AFP Ronan de Kervenoael, apiculteur en charge de la gestion des six ruches.

Le miel récolté sera vendu le 22 septembre à Beaugrenelle au profit de l'Institut Curie et de la recherche contre le cancer.

«Le citadins connaissent peu les abeilles et ce type d'initiative est un bon moyen de faire parler d'elles, de leur rôle dans la biodiversité et de la difficulté de la filière», a souligné M. de Kervenoael.

«Paris a connu une belle récolte cette année et profite de la variété de ses espaces fleuris et d'un moindre impact des pesticides, contrairement au reste de la France qui lui a plutôt souffert», a-t-il ajouté.

L'Union nationale des apiculteurs français (Unaf) a d'ailleurs réclamé jeudi dernier «des aides financières exceptionnelles» pour assurer «la survie de la filière» après des baisses des récoltes de 50 à 80% selon les régions.

Paris compte environ 300 ruches déclarées dont les plus connues se trouvent au Jardin du Luxembourg ou sur le toit de l'Opéra Garnier.

La production de la capitale est toutefois «insignifiante» au plan national et n'est qu'une «vitrine pour l'apiculture française qui permet de mettre en lumière ses difficultés», a expliqué l'Unaf.