Changement climatique: les îles de l'océan indien veulent se faire entendre

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Nicolas Hulot, envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète, le 27 avril 2014 sur une plage de Koweït City
Nicolas Hulot, envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète, le 27 avril 2014 sur une plage de Koweït City — Yasser al-Zayyat AFP

Une dizaine de pays insulaires ont signé une «contribution» pour une meilleure prise de conscience de l'impact du réchauffement climatique, lors de la conférence internationale sur le climat et l'énergie qui s'est déroulée à la Réunion, a indiqué vendredi la Région Réunion.

«Les habitants des îles connaissent mieux que les continentaux les dangers que représentent les changements climatiques dont ils éprouvent déjà les premiers effets», a souligné Nicolas Hulot, envoyé spécial du président de la République, lors de la conférence qui a réuni, les représentants d’une dizaine de pays (Australie, Inde, Sri Lanka, Indonésie, Maurice, Seychelles, etc.).

Il s'est félicité de cette «mobilisation» qui participe à la préparation de la conférence internationale sur le climat prévue à Paris en décembre 2015.

Représentant l'association R20 Region of climate action (présidée par Arnold Schwarzenegger), Nico Barito s'est réjoui de l'adhésion en 2013 de la Réunion qui joue «un rôle de pionnier, de leader et de référence sur l'ensemble de l'océan indien» dans la mise en œuvre des projets «décarbonisés».

Un protocole d'accord entre la Région Réunion et le R20 a été signé portant sur la création d'un centre de recherche régional dans l'océan indien visant au développement des technologies innovantes dans le domaine des énergies renouvelables.

Mélanie Laurent, actrice et réalisatrice du documentaire «Demain» a rappelé qu'elle avait voulu montrer «ce qui se fait de mieux sur la planète» en terme de développement durable, aux États-Unis, en Islande, en Allemagne ou à la Réunion.

«La conférence climat énergie a été un moment fort qui a permis de franchir un pas, même modeste pour une meilleure prise de conscience de l'impact du réchauffement climatique sur notre environnement», a déclaré le président de la Région, Didier Robert.

Il a indiqué que la «contribution des îles», élaborée au cours des trois jours de travaux sera complétée lors de plusieurs autres conférences à Samoa, au sommet des leaders à New-York en septembre puis à la Conférence internationale sur la biodiversité, en octobre, avant d’être présentée au sommet de Paris sur le climat en décembre 2015.

La Région a aussi signé avec le groupe de construction navale DCNS une convention «pour poursuivre le développement» du prototype de Centrale énergie thermique des mers (ETM) à terre, installée à Saint-Pierre. Il est destiné à la formation des étudiants et à la recherche sur la production électrique à partir de la mer.

DCNS, industriel qui s'est diversifié dans les énergies renouvelables, propose des technologies permettant de valoriser l'énergie de la mer et de répondre notamment aux besoins d'électricité des petits réseaux, tels que les hôtels.