Opération de Greenpeace sur un bâtiment européen pendant le sommet

© 2014 AFP

— 

Des militants de Greenpeace se sont attachés sur un bâtiment européen voisin de celui où doit se tenir le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement, à Bruxelles, le 27 juin 2014
Des militants de Greenpeace se sont attachés sur un bâtiment européen voisin de celui où doit se tenir le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement, à Bruxelles, le 27 juin 2014 — Thierry Roge Belga

Des militants de Greenpeace se sont attachés vendredi matin sur un bâtiment européen voisin de celui où se tenait le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement, pour réclamer un sursaut en faveur des énergies renouvelables, a rapporté un journaliste de l'AFP.

Quatre militants de l'organisation écologiste, équipés de baudriers et casqués, se sont attachés aux aurores au dernier étage de la façade de l'immeuble en construction.

Ils ont déployé une banderole représentant un véhicule transportant des dirigeants européens, avec les noms de compagnies pétrolières et d'électricité, tombant d'un précipice.

La police surveille la scène, en face du siège de la Commission européenne, mais n'est pas intervenue. Ces militants «ne font rien de mal», a indiqué un officier de police sur place. Les militants se trouvaient toujours sur le bâtiment pendant l'arrivée des dirigeants européens.

L'immeuble est le futur siège de la présidence du Conseil européen, qui flanque le bâtiment où se retrouvent jusque-là les 28 avec les présidents du Conseil et de la Commission.

Greenpeace a affirmé vouloir protester «contre la poursuite de la dépendance de l'Europe» envers l'énergie fossile, «polluante, chère et provenant de fournisseurs étrangers non fiables, comme la Russie».

Contre «les grandes compagnies énergétiques qui ont intérêt à maintenir l'Europe accrochée au pétrole, au gaz et au charbon», les dirigeants européens «doivent reprendre le contrôle» et mettre l'Europe à l'heure de l'énergie renouvelable et de l'efficacité énergétique, a déclaré un responsable de l'ONG, Frederic Thoma.

Selon Greenpeace, l'action a été menée au total par 35 militants de six pays, qui se sont déployés dans d'autres points du quartier européen, perturbant notamment en début de matinée des accès routiers.

Le périmètre est sécurisé largement en amont des sommets européens, avec un dispositif policier bien réglé et en principe peu perméable.