Tarbes: L'asphyxie de 24 chiens dans un camion cause un malaise à la SPA

© 2014 AFP

— 

Un chien est photographié, le 16 octobre 2007 au refuge de la SPA (Société protectrice des animaux) à Gennevilliers
Un chien est photographié, le 16 octobre 2007 au refuge de la SPA (Société protectrice des animaux) à Gennevilliers — Joel Saget AFP

La mort récente de 24 chiens lors d'un transfert entre le refuge de la SPA de Tarbes et la SPA de Paris a semé le trouble entre les différents protagonistes qui se rejettent les responsabilités du drame.

Vingt-quatre des 38 chiens transportés le 23 avril vers Paris à la demande des pouvoirs publics pour cause de surpopulation à Tarbes sont morts asphyxiés en cours de route.

Le refuge de Tarbes assure que toute l'opération a été coordonnée par la SPA de Paris. La SPA de Tarbes et celle de Paris mettent en cause le transporteur, la Sapca. Le PDG de la Sapca, Jean-François Fonteneau, reconnaît que le camion de 20 m3 qu'il avait loué pour l'occasion n'était «pas agréé», mais il s'en prend au fonctionnement «dramatique» de la SPA de Tarbes.

Le parquet de Tarbes devrait rapidement décider au vu des analyses toxicologiques si l'enquête reste à Tarbes ou si elle doit être transmise à Agen, près du siège du transporteur, ou encore à Paris, siège national de la SPA, en fonction des responsabilités principales, a-t-on appris auprès de la procureure Chantal Firmigier-Michel.

La présidente du refuge de Tarbes, Paulette Cassou, a porté plainte contre X le 28 avril. La présidente nationale Natacha Harry a indiqué avoir fait de même de son côté le 24 avril.

Selon la vice-présidente du refuge de Tarbes, Maud Starck, petite fille de Paulette Cassou, le camion utilisé «nous a semblé inadapté. C'était un camion de déménagement sans aération, conçu pour le transport de meubles, pas d'animaux vivants. Mais nous n'avons pas osé nous opposer au transport: il y avait sur place quelqu'un des services vétérinaires, ainsi qu'une déléguée de la SPA nationale, le chauffeur a assuré qu'il faisait cela depuis longtemps et s'arrêterait toutes les deux heures». «On s'en veut, on n'aurait jamais dû les laisser partir!», lance Mme Starck.