De grandes giclées d'eau glacée balaient le pont de l'Astrolabe, parti d'Hobart (Australie) vers le continent antarctique à travers une zone redoutée des marins, l'océan Austral.
De grandes giclées d'eau glacée balaient le pont de l'Astrolabe, parti d'Hobart (Australie) vers le continent antarctique à travers une zone redoutée des marins, l'océan Austral. — AFP/IPEV

CLIMAT

Le GIEC aurait été trop optimiste

Une étude diffusée jeudi aux Etats-Unis conteste les prévisions du précédent rapport du GIEC, publié en 2001

Ce n’est pas grave… c’est pire. Une étude diffusée jeudi aux Etats-Unis conteste les prévisions du GIEC, trop optimistes selon elle, et table sur une montée plus rapide du niveau des océans.
 
Selon une équipe de chercheurs américains et européens, le niveau moyen de la mer a augmenté de 3,3 mm par an entre 1993 et 2006 alors que le Giec, un organisme mis en place par l'ONU, annonçait une augmentation de moins de 2 mm par an dans son précédent rapport en 2001. Les chercheurs ont souligné que, selon leurs chiffres, cette augmentation du niveau des océans est 25% plus rapide que durant n'importe quelle autre période au cours des 115 dernières années.
 
Malgré ce résultat inquiétant, les chercheurs refusent d’être alarmistes. Selon eux, il serait «prématuré de conclure que le niveau des océans va continuer à grimper au même rythme dans l'avenir» même si la fonte de la calotte glacière s'est accentuée.

Point «positif» de l’étude, les chercheurs arrivent aux mêmes conclusions que les experts du Giec concernant la concentration atmosphérique de dioxyde de carbone (CO2). Leurs chiffres sur la température moyenne globale à la surface du globe correspondent à la fourchette haute des prévisions du Giec, qui annonçait entre 1 et 6 degrés de plus en 2100.
 
C’est également ce que devrait annoncer le groupe d’experts de l’ONU vendredi, lors de la publication de son rapport sur le réchauffement, confirmant le scénario d’une hausse de 4,5 degrés ou plus pour 2100.