La Chine durcit ses sanctions contre les mangeurs d'animaux protégés

ANIMAUX Les amateurs d'ours ou de tigre pourront être condamnés à dix ans de prison...

Audrey Chauvet

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Un bébé pangolin au zoo de Bangkok, en Thaïlande.
Un bébé pangolin au zoo de Bangkok, en Thaïlande. — Sakchai Lalit/AP/SIPA

Pas de pitié pour les amateurs d’animaux protégés. La Chine a durci ses sanctions contre les personnes qui consomment sciemment de la bile d’ours, des os de tigre ou du pangolin, rapporte The Guardian. Les autorités chinoises ont décidé de punir d’une peine d’emprisonnement de trois à dix ans la consommation de 420 espèces protégées afin d’enrayer un commerce lucratif pour les braconniers et les contrebandiers.

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Les pandas, les singes dorés, les ours noirs et les pangolins sont notamment inclus dans la liste des espèces protégées. Un signe «très encourageant» pour les organisations de protection de la vie sauvage, qui voient là un prolongement logique de l’interdiction de chasser et de vendre ces animaux. L’émergence d’une classe moyenne aisée en Chine a accru la consommation de certains aliments vus comme des signes extérieurs de richesse ou des médicaments miracles: l’aileron de requins est un plat raffiné tandis que la bile d’ours ou l’os de tigre sont très prisés pour leurs présumées vertus médicinales.

«Manger des animaux sauvages rares n’est pas seulement une mauvaise conduite sociale mais aussi une des raisons principales pour lesquelles la chasse n’a pas cessé malgré les successives mesures de répression», a déclaré un membre des affaires législatives du Comité permanent du Parlement chinois au journal Xinhua. En mars dernier, 24 personnes ont été arrêtées pour trafic d’animaux sauvages et 4.500 produits issus de ces animaux ont été saisis par la police chinoise.