Pour les internautes, il faut arrêter de culpabiliser d'aller au zoo

VOTRE AVIS Les internautes vont au zoo et l’assument. Ils nous expliquent pourquoi…

Christine Laemmel

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Une visiteuse prend une photo de pingouins au zoo de Vincennes à Paris le 8 avril 2014
Une visiteuse prend une photo de pingouins au zoo de Vincennes à Paris le 8 avril 2014 — Martin Bureau AFP

Le parc zoologique de Vincennes ouvre à nouveau ses portes au public ce samedi 12 avril. De quoi relancer le débat sur les zoos. Les vieilles plaies des animaux sauvages capturés dans la savane africaine et ramenés à moitié morts, sont encore douloureuses dans l’imaginaire collectif. Surtout quand certains rappellent que, modernité ou pas, on euthanasie «gratuitement» les girafons et les lionceaux en parfaite santé à Copenhague. Alors, les zoos ne sont-ils que des cages dorées construites pour satisfaire la curiosité des Hommes? Réponse avec une (grande) partie des internautes, déculpabilisés, de 20 Minutes.

Les zoos ont changé… «Il faut dépasser le cliché zoo = prison, écrit Robin, les mauvais zoos, ceux restés figés au siècle dernier, sont une minorité en voie d’extinction». Affirmation vérifiée par Aimé, ancien habitant de Vincennes et ancien tout court. «Visiteur assidu du zoo, j’étais triste, enfant, de voir les animaux en cage, nous dit-il. Mais après avoir vu les parcs animaliers de la région parisienne ou de La Palmyre à Royan (Charente-Maritime), je les trouve plus acceptables».

…Et sont devenus nécessaires. Plus de nature, plus de place, les zoos, circonscrits malgré tout, auraient en plus l’avantage de protéger les animaux. En raison de la déforestation et du braconnage, on ne pourrait plus s’en passer. «Les zoos ont d’ailleurs réussi à sauver in extremis plusieurs espèces», argumente Robin. L’homme sauverait l’animal qui s’éteint par l’action de… l’Homme. Absurdité ou pénitence, le zoo trouverait ici son utilité.


Pas les moyens de voir les animaux dans leur milieu naturel… Bon, si les gens vont au zoo, et déboursent jusqu’à 22 euros (le prix à Vincennes) pour deux heures de balade, c’est quand même d’abord pour l’exotisme. «Avoir un lion ou un guépard dans un zoo permet à des gens comme moi, écrit Gladius, qui n’ont pas les moyens de voyager, de voir des animaux sauvages». La «curiosité» résume GD, «les animaux sont séducteurs, puissants, sympathiques.»

… Que les animaux eux-mêmes ne connaîtront jamais. Coup d’arrêt définitif de certains à la culpabilité. «Il y a énormément d’animaux nés en captivité qui ne savent même pas ce qu’est la nature, selon Gaelle, et qui ne sauraient même pas comment survivre». Bonus, «des soins vétérinaires et pas de prédateurs, ce qui leur garantit une plus longue durée de vie». Une retraite bien méritée.