Des dinosaures en réalité augmentée au zoo de Pessac

LOISIRS Le zoo lance «Opération Raptors», une prouesse technologique réalisée par la société bordelaise Axys, spécialisée en réalité augmentée...

Elsa Provenzano

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Les Utahraptors sont présentés en réalité augmentée au zoo de Bordeaux-Pessac
Les Utahraptors sont présentés en réalité augmentée au zoo de Bordeaux-Pessac — M. Boulay/ Cossima/Zoo de Bordeaux

«Les dinosaures vivent leur vie dans l’enclos et interagissent même avec leur environnement: quand les lémuriens crient, ils répondent», explique Raphaël Dupin, directeur du Zoo de Bordeaux-Pessac.

Il en parle comme de nouveaux locataires du zoo en chair et en os, mais les trois Utahraptors – les plus grands représentants de la famille des raptors avec 5 m de long par 2 m de haut – ont été reconstitués en réalité augmentée. L'opération Raptors est la grande nouveauté de 2014 au zoo de Pessac, visible depuis le début de cette semaine.

«On peut assister à des parades nuptiales et à des combats. Tous les mois, le parcours sera enrichi de nouveaux comportements. C’est très scénarisé et les premiers retours des visiteurs sont très positifs», raconte Raphaël Dupin.

Les enclos ont été confinés pour ne pas gêner les vrais animaux: «Certains ont été un peu stressés mais ils se sont habitués, voyant qu’il n’y avait pas de danger», précise le directeur. Tous les réglages seront fin prêts pour le lancement officiel de l’opération, ce samedi, qui marque le début des vacances scolaires dans l’académie.

Un investissement de 420.000 Euros

La société de paléontologie Cossima et l’entreprise bordelaise Axys, spécialiste en réalité augmentée, planchent sur ce projet depuis septembre 2013. Si on trouve déjà de la réalité augmentée dans d’autres zoos, l'événement présenté à Pessac est une première mondiale. «Ce qui en fait une première mondiale, c’est de l’avoir couplé avec de l’intelligence artificielle», précise le directeur du zoo.

Le coût du projet est de 420.000 €, dont 189.000 € supportés par la région Aquitaine. «C’est un gros investissement mais je n’ai pas de doute sur le fait que ça va développer la fréquentation», estime le directeur qui espère au moins accueillir mille visiteurs par jour.