VIDEO. Les animaux du zoo de Vincennes sont prêts à accueillir les visiteurs

VIDEO Le parc zoologique de Paris, flambant neuf, ouvre ses portes le samedi 12 avril…

Audrey Chauvet, vidéo Jonathan Duron

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Le lion Néro du zoo de Vincennes.
Le lion Néro du zoo de Vincennes. — J.Duron/20Minutes

Ils sont fin prêts pour accueillir les visiteurs: Néro le lion, Aramis le jaguar et leurs quelque 1.000 nouveaux voisins de Vincennes seront visibles du public dès ce samedi. Après six ans de travaux, le parc zoologique de Paris a fait peau neuve pour le bien-être des animaux et l’éducation des promeneurs.

Constitué de cinq biozones reconstituant les milieux de Guyane, Madagascar, Patagonie, Soudan et Europe, le parc version 2014 se veut un zoo du 21ème siècle où le bien-être de l’animal prévaut. Chaque animal a été installé dans un cadre correspondant à son milieu naturel, quitte à se séparer des éléphants et des ours qui ne pouvaient être accueillis dans de bonnes conditions. Les autres ont gagné au moins une étoile dans leurs conditions d’hébergement: les singes ont vu leurs enclos rehaussés jusqu’à 8 mètres de haut pour pouvoir grimper à leur guise dans les arbres et les lions pourront se dorer au soleil sur un faux rocher chauffant. Dans la grande serre tropicale, les oiseaux volent en liberté tandis que les girafes, stars de Vincennes, pourront gambader dans un espace trois fois plus grand qu’avant les travaux. Une potence permettra au lion de déchiqueter ses morceaux de viande comme dans la savane pendant que les loups pourront connaître le plaisir de la pêche dans le bassin de leur enclos.

Certains sont timides, d’autres plus audacieux

Arrivés depuis quelques semaines ou quelques jours, certains animaux sont encore timides. La période d’acclimatation est un moment crucial pour la cinquantaine de soigneurs qui officie au parc. «Les animaux sont d’abord installés dans une loge, on leur laisse le temps de faire connaissance avec leur milieu, de repérer l’endroit où l’on mange, où l’on dort, puis on étend progressivement leur territoire en leur laissant toujours la possibilité de revenir en arrière pour se réfugier», explique le vétérinaire Alexis Lécu.

Les babouins de Guinée semblent déjà batifoler gaiement dans leur nouvel enclos au pied du grand rocher malgré les températures fraîches de début avril: «Les sorties d’animaux dépendent bien entendu de la météo mais les babouins n’ont pas froid, ils peuvent être dehors quasiment tout le temps, sauf s’il gèle», rassure la curatrice des primates, Delphine Roullet. Les petites tortues d’Hermann, bien au chaud dans le nouveau vivarium installé à l’intérieur même du rocher, ont aussi pris leurs marques. A tel point que certains se sentent d’humeur badine: «Ce mâle va devoir être séparé des femelles car s’il les harcèle tout le temps, ça deviendra un enfer pour elles, observe Olivier Marquis, le curateur des reptiles et des amphibiens. Ces tentatives de reproduction prouvent toutefois que les tortues se sentent bien dans leur nouvel environnement».