Particules: La pollution ne vient pas d'Allemagne, selon Airparif

POLLUTION L'épisode de pollution aux particules qui a touché la région parisienne la semaine dernière était principalement dû au secteur des transports à l'échelle régionale...

Bérénice Dubuc

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Photo prise le 11 mars 2014 à Paris montrant le brouillard de pollution qui enveloppait Paris pendant plusieurs jours à l'occasion d'un épisode de pollution aux particules fines, déclenchant un plan de circulation alternée lundi
Photo prise le 11 mars 2014 à Paris montrant le brouillard de pollution qui enveloppait Paris pendant plusieurs jours à l'occasion d'un épisode de pollution aux particules fines, déclenchant un plan de circulation alternée lundi — Patrick Kovarik AFP

Le président d'Airparif, Jean-Félix Bernard, a affirmé ce mercredi que l'épisode de pollution aux particules qui a touché la région parisienne la semaine dernière était principalement dû au secteur des transports à l'échelle régionale et non aux centrales à charbon allemandes.

«Des données d'études extraites de leur contexte ont été relayées dans certains articles par des personnes n'appartenant pas à Airparif et visant à incriminer principalement les centrales à charbon allemandes dans l'épisode de pollution que nous avons connu ces jours-ci», a expliqué M. Bernard. «On ne peut pas dire que c'est la faute de l'Allemagne, ce n'est pas scientifique, aucun ingénieur de chez nous n'a dit ça», ajoute le président d'Airparif, l'organisme chargé de surveiller la qualité de l'air en Ile-de-France.

«En milieu urbain, la problématique est essentiellement due aux transports»

S'il est vrai qu'en «milieu rural et en moyenne annuelle, le problème des particules est essentiellement importé, c'est-à-dire provenant d'une autre région ou d'un autre pays, cela n'est pas le cas pour les épisodes de pollution en milieu urbain», explique le responsable d'Airparif. «En milieu urbain, la problématique est essentiellement due aux transports», a-t-il insisté.

«En Ile-de-France, ce qui n'est pas forcément le cas dans toute la France, les épisodes de pollution surviennent lorsque le vent tombe et c'est bien notre propre pollution qui est déterminante, avec la majeure partie due aux transports et après au chauffage», détaille Jean-Félix Bernard. Ce qui lui fait dire: «Il n'y a donc pas de secret, c'est sur la circulation de tout type qu'il faut agir et éventuellement sur le chauffage, notamment au bois.»