Des milliers d'oiseaux meurent d'épuisement pendant les tempêtes sur le littoral Atlantique

ANIMAUX Sur les plages de l'Atlantique 5.000 oiseaux morts ont été recensés...

avec AFP

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Une tempête dans le Finistère nord, le 5 janvier 2014.
Une tempête dans le Finistère nord, le 5 janvier 2014. — DEGONNE BENOIST/SIPA

Plusieurs milliers d'oiseaux marins ont été récupérés ces derniers jours, morts d'épuisement pour la plupart, sur les plages du littoral Atlantique dans le Sud-Ouest et l'Ouest, une hécatombe "considérable" due à la succession récente de tempêtes, selon la LPO et les centres de soin. Sur les plages des Pyrénées-Atlantiques à la Bretagne, un minimum de 5.000 oiseaux morts ont été recensés, selon les données recueillies et estimations provisoires de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), a indiqué à l'AFP Nicolas Gendre, ornithologue auprès de la LPO de Charente-Maritime.

"Le phénomène avait commencé depuis une quinzaine de jours, mais a connu une montée en puissance ces derniers jours et ce week-end", a souligné Olivier le Gall, responsable de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) d'Aquitaine. Selon Michael Potard, coordinateur régional LPO-Pays de la Loire, environ un millier d'oiseaux se sont échoués sur les plages de cette région, décompte provisoire ne prenant pas encore en compte le ramassage d'agents communaux.

Ils meurent épuisés ou de faim

Les macareux moines constituent l'espèce la plus touchée, au moins 50% des oiseaux morts recensés selon les départements. Ensuite viennent les guillemots, puis en quantité plus marginale des fous de Bassan, des petits pingouins Torda, des mouettes tridactyles. "C'est une quantité considérable, on est débordés, mais par un phénomène de mortalité presque naturelle, seulement cette fois il est visible" en raison des tempêtes amenant ces cadavres sur les plages, selon Jérôme Pensu, responsable du Centre de sauvegarde des Landes, où environ un millier d'oiseaux morts ont été signalés.

"A l'image des macareux, ce sont des oiseaux assez robustes, faits pour vivre au large, mais vu la succession des tempêtes et de la houle, ils sont plus qu'affaiblis, ne peuvent plus pêcher facilement, dérivent, meurent épuisés ou de faim", a indiqué Matthieu Sannier, de la LPO-Gironde.

Plusieurs dizaines sauvés

Le long du littoral, les oiseaux qui ont pu être récupérés vivants et traités dans des centres de soins étaient au nombre de plusieurs dizaines, a-t-il ajouté. Partout les LPO estiment que la tempête est la cause principale des décès, même si quelques oiseaux sont mazoutés ou achevés par des boulettes "presque un épiphénomène. Car à chaque tempête il y a toujours des gens qui en profitent pour dégazer", a estimé Jérome Pensu.