Reprise de l'activité photovoltaïque de Bosch: la CFDT veut un soutien sur cinq ans

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La CFDT du groupe Bosch a demandé que la reprise des activités photovoltaïques de Bosch à Vénissieux (Rhône) par le breton Sillia Energie, qui doit intervenir en avril, s'accompagne d'un engagement de l'industriel allemand à soutenir pendant cinq ans l'activité de la nouvelle entité.
La CFDT du groupe Bosch a demandé que la reprise des activités photovoltaïques de Bosch à Vénissieux (Rhône) par le breton Sillia Energie, qui doit intervenir en avril, s'accompagne d'un engagement de l'industriel allemand à soutenir pendant cinq ans l'activité de la nouvelle entité. — Kenzo Tribouillard AFP

La CFDT du groupe Bosch a demandé que la reprise des activités photovoltaïques de Bosch à Vénissieux (Rhône) par le breton Sillia Energie, qui doit intervenir en avril, s'accompagne d'un engagement de l'industriel allemand à soutenir pendant cinq ans l'activité de la nouvelle entité.

Selon le projet de reprise, sur lequel l'expert du comité d'entreprise doit donner son avis lors d'un CCE mardi à Vénissieux, Bosch s'est d'ores et déjà engagé à accompagner financièrement la reprise durant trois années.

Outre une aide au départ de six millions d'euros, destinée à constituer un fonds de roulement, Bosch doit mettre sur la table 3,1 millions d'euros par an pendant trois ans pour pallier d'éventuelles pertes d'activité ou financer des dispositions sociales en cas de suppressions d'emplois, a expliqué à l'AFP le délégué syndical central CFDT Marc Soubitez.

«Mais qu'en sera-t-il du site et de ses salariés une fois la période de trois ans achevée?», s'est-il interrogé, faisant remarquer que ce délai correspond aussi au terme de l'accord entre l'Union européenne et la Chine, qui limite les exportations photovoltaïques chinoises et fixe un prix minimum de vente.

Faute de pouvoir obtenir de la direction de Bosch une réponse positive à sa revendication de prime de reprise pour les 128 salariés concernés, la CFDT a donc demandé que le groupe soutienne durant deux années supplémentaires l'activité du repreneur.

«Une première en France»

«Une telle garantie, qui serait une première en France, équivaudrait à une assurance très sérieuse de maintien des emplois et permettrait au repreneur de pouvoir renforcer sa capacité d'investissement et de développement», estime le syndicat. Selon M. Soubitez, la direction de Bosch «ne serait pas hostile» à cette proposition.

L'offre de reprise de Sillia prévoit une prise de participation minoritaire de la PME montpelliéraine UrbaSolar, qui apportera ses capacités de production (environ 50 mégawatts de panneaux par an) et des débouchés commerciaux.

Des contrats avec deux autres acteurs du secteur des énergies renouvelables, l'allemand Juwi et le français Langa, devraient également permettre de renforcer la charge de travail de la nouvelle entité.

L'unité de Vénissieux avait une capacité de production de 150 mégawatts de panneaux par an. Sur les quelque 240 salariés actuellement employés, 128 seraient repris, 75 à 80 quitteraient l'entreprise dans le cadre d'un plan de départs volontaires déjà négocié et une vingtaine seraient repris par la filiale Bosch Rexroth (produits hydrauliques).