Les partis politiques cancres de l’écologie

Alexandre Sulzer

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Les Verts tiennent dimanche, dans la désunion, le premier tour de leur congrès bisannuel, qui aboutira avant la fin de l'année au choix de leur orientation politique pour deux ans et à celui d'une nouvelle direction.
Les Verts tiennent dimanche, dans la désunion, le premier tour de leur congrès bisannuel, qui aboutira avant la fin de l'année au choix de leur orientation politique pour deux ans et à celui d'une nouvelle direction. — David Ademas AFP/archives

Une coalition d’ONG a donné une note à chacun des partis politiques en fonction de leur action environnementale. Les Verts n’ont que 11/20.

Un carnet de notes à peine passable. C’est la conclusion que tire L’Alliance pour la planète, un ensemble de plus de 70 ONG d’environnement et de solidarité, qui s’est amusée à noter les formations politiques sur leurs actions en faveur de l’environnement.

Et ce n’est pas brillant. Bon dernier, l’UMP qui se voit gratifié d’un 4,5/20. Vient ensuite l’UDF avec 5/20. Moins que passable pour le PCF qui reçoit un 5,5/.20 derrière le PS dont l’action environnementale est évaluée à 6,5/20.

Grosse surprise, les Verts, quoique premiers de la classe, reçoivent un décevant 11/20. Peut mieux faire. Dans ses commentaires, l’Alliance constate que si le parti écologiste partage de nombreuses préoccupations avec elle, les mesures, prises lors de la participation des Verts au gouvernement Jospin, ne sont pas allées assez loin. « Malgré quelques avancées, la mandature 1997/2000 n’a que peu fait pour lutter contre le changement climatique », remarque ainsi la coalition d’ONG.

Concernant le changement climatique, la politique d’aide au développement ou les subventions à l’agriculture, si « la position des Verts est proche des demandes de l’Alliance pour la planète », « leurs interventions en tant qu’élus parlementaires ou ministres sur ces questions ne sont cependant pas suffisamment significatives pour en apprécier la réalité ».

Des commentaires infondés, selon Yann Wehrling, porte-parole des Verts, qui souligne que les Verts « devaient faire preuve de compromis » quand ils étaient au pouvoir. « La faute au PS », conclut-il donc. « Si l’Alliance pour la planète nous avait notés sur la théorie, nous aurions 20 sur 20 », se vante-t-il. Avant de tempérer : « Sur l’action de nos maires, nous aurions en tous les cas plus que 11 ».

Mais s’il s’estime saqué, Yann Wehrling pense en revanche que les mauvaises notes des autres partis politiques sont méritées. Et en particulier l’UMP « qui n’a aucun argument pour justifier leur manque d’actions et de mesures ». Le maître Nicolas Hulot saura-t-il remotiver la classe ?