Réchauffement: quelques corrections dans le dernier rapport du Giec

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Les experts du climat du Giec ont mis en ligne lundi la version finale de leur dernier état des lieux de référence sur le réchauffement incluant quelques corrections minimes par rapport à la version approuvée fin septembre à Stockholm. 
Les experts du climat du Giec ont mis en ligne lundi la version finale de leur dernier état des lieux de référence sur le réchauffement incluant quelques corrections minimes par rapport à la version approuvée fin septembre à Stockholm.  — Fabrice Coffrini AFP

Les experts du climat du Giec ont mis en ligne lundi la version finale de leur dernier état des lieux de référence sur le réchauffement incluant quelques corrections minimes par rapport à la version approuvée fin septembre à Stockholm.

«Quelques erreurs ont été découvertes par les auteurs après l'approbation et traitées selon le protocole d'erreur du Giec», explique dans un communiqué le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, réseau scientifique créé sous l'égide de l'ONU il y a 25 ans.

Six corrections ont été apportées au résumé pour décideurs du rapport formellement approuvé à Stockholm. Ce rapport, le premier depuis 2007, dresse l'état des lieux des aspects scientifiques du réchauffement et sera suivi de deux autres volets (sur les impacts possibles par secteur et par région et sur les moyens de les atténuer) au printemps 2014 avant une synthèse globale à l'automne 2014.

Les corrections consistent en de petites révisions à la hausse ou à la baisse, selon les cas, dans les chiffres concernant les émissions historiques de gaz à effet de serre (GES) à l'origine du réchauffement.

Dans cette version finale, le Giec estime ainsi que les hommes ont déjà relâché 515 gigatonnes (Gt) de dioxyde de carbone (CO2), en cumulant toutes les émissions d'origine humaine jusqu'en 2011, alors que le résumé adopté fin septembre évoquait le chiffre de 531 Gt.

Cela ne modifie donc pas le message des climatologues sur le fait que les hommes ont déjà émis plus de la moitié des 1.000 Gt qui constitue, selon les scientifiques, «la limite requise» en termes d'émissions cumulées depuis la période 1861-1880 pour contenir de façon probable le réchauffement à moins de 2°C.

Les projections-clé du Giec, sur la hausse possible de la température (+0,3°C à +4,8°C d'ici 2100 selon le rythme des émissions de GES) ou du niveau de la mer (+26 à 82 cm), restent elles inchangées.

Le Giec avait été la cible des climato-sceptiques en 2010 en raison de quelques erreurs relevées dans son précédent rapport de 2007.

Le rapport définitif ainsi que la liste des corrections ont été mises en ligne sur le site http://climatechange2013.org/.

Voir le rapport