Charles Kloboukoff: «Il faut montrer que c'est possible»

INTERVIEW Charles Kloboukoff, président-fondateur de Léa Nature, producteur de cosmétiques et soins biologiques et naturels, milite pour l'économie circulaire au Festival du vent…

Propos recueillis par Virginie Tauzin

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C.Klobouloff, président de Léa Nature.
C.Klobouloff, président de Léa Nature. — DR

Comment se traduit le concept d’économie circulaire dans votre entreprise ?

Notre implication ne se situe pas uniquement dans la composition des produits que nous commercialisons, mais dans le fonctionnement général de l’entreprise : réduction du bilan carbone, analyse des cycles de vie pour évaluer l’impact environnemental des produits, des services, emballages neutres et biodégradables... Ce sont des principes obligatoires pour avoir une démarche globale et être cohérents.

Quel serait l’effort minimum à consentir par une entreprise pour participer de ce système économique ?

Il est difficile de généraliser car cela dépend du secteur d’activité. J’imagine que dans une logique « B2B » (business to business), où l’on ne va pas directement au consommateur, ce genre de pratiques ne va pas de soi. Ce qui me paraît important, c’est de faire des analyses des cycles des vie des métiers de l’entreprise afin d’identifier les voies de progrès et réduire les émissions carbone au maximum.

Comment convaincre les entreprises d’adopter des comportements plus responsables ?

Il faut, par exemple, expliquer que ce modèle n’est pas pénalisant économiquement. Utiliser des énergies propres en installant des panneaux solaires, par exemple, est une solution de substitution qui va coûter 15 à 30% plus cher à l’achat mais aura des effets sur le long terme. Il faut montrer que c’est possible. Non seulement parce que cela devient un critère déterminant de choix pour le consommateur, mais parce que c’est un modèle plus vertueux.