Kenya: un soldat arrêté pour possession illégale d'ivoire

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Les services kényans de protection de la faune et de la flore ont arrêté mercredi un soldat kényan accusé de possession illégale d'ivoire, un acte rare dans un pays souvent accusé de complaisance vis-à-vis des braconniers.
Les services kényans de protection de la faune et de la flore ont arrêté mercredi un soldat kényan accusé de possession illégale d'ivoire, un acte rare dans un pays souvent accusé de complaisance vis-à-vis des braconniers. — Tony Karumba AFP

Les services kényans de protection de la faune et de la flore ont arrêté mercredi un soldat kényan accusé de possession illégale d'ivoire, un acte rare dans un pays souvent accusé de complaisance vis-à-vis des braconniers.

L'arrestation est «un cas spécial», a reconnu Paul Udoto, porte-parole du Kenya Wildlife Service (KWS), tout en ajoutant qu'il ne pouvait y avoir «d'exception à la loi».

Comme dans d'autres pays africains, le braconnage d'éléphants est en forte hausse au Kenya ces dernières années.

Le crime organisé et les gangs criminels sont souvent pointés du doigt, mais des agents de l'Etat corrompus sont aussi régulièrement accusés de fermer les yeux, voire de prendre eux-mêmes part au trafic.

«Quels que soient le travail ou la position des gens, même s'ils travaillent pour KWS, s'ils ont commis un crime, ils finiront devant la justice», a assuré M. Udoto.

Le soldat arrêté, âgé de 44 ans, a servi 23 ans dans l'armée et a été arrêté grâce à un renseignement fourni par un civil, a précisé le porte-parole. Il devrait comparaître dès jeudi devant un tribunal de la capitale Nairobi.

Selon les estimations, l'Afrique abrite aujourd'hui quelque 472.000 éléphants. Leur survie est menacée à la fois par le braconnage et la cohabitation de plus en plus conflictuelle avec les populations locales.

Le trafic illégal d'ivoire, qui génèrerait entre 7 et 10 milliards de dollars par an, est alimenté par une forte demande en Asie et au Moyen-Orient.