Alpes-Maritimes: colère d'associations contre la chasse au loup

© 2013 AFP

— 

Le Collectif des éleveurs de la région des Causses, de la Lozère et leur environnement (Cercle) a déposé un recours devant le Conseil d’État contre les trois arrêtés nécessaires à la mise en œuvre du plan loup 2013-2017, a-t-on appris dimanche auprès de l'association à Hures La Parade (Lozère).
Le Collectif des éleveurs de la région des Causses, de la Lozère et leur environnement (Cercle) a déposé un recours devant le Conseil d’État contre les trois arrêtés nécessaires à la mise en œuvre du plan loup 2013-2017, a-t-on appris dimanche auprès de l'association à Hures La Parade (Lozère). — Valery Hache AFP

Les associations de défense des animaux qui demandent «l'annulation des battues» qu'elles jugent «illégales». abattus ce week-end dans les Alpes-Maritimes, ont provoqué lundi la colère de plusieurs associations de défense des animaux qui demandent «l'annulation des battues» qu'elles jugent «illégales».

«En autorisant des tirs de loup à l'occasion de battues de chasse, le gouvernement se met en dehors du cadre des rares dérogations éventuelles prévues par les textes internationaux, et en dehors des règles qu'il a lui-même édictées dans le +Plan loup+ et dans les arrêtés interministériels du printemps dernier», s'indignent dans un communiqué plusieurs organisations, dont l'Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas).

Une louve a été tuée par un chasseur à Saint-Etienne-de-Tinée, dans le parc national du Mercantour, samedi, et un loup a été abattu par un autre chasseur dimanche à Beuil, aux portes du parc du Mercantour.

Ces animaux ont été abattus conformément à un arrêté de la préfecture des Alpes-Maritimes annonçant le 20 septembre que les chasseurs pourraient désormais participer au prélèvement de loups, répondant ainsi à «la détresse exprimée par des éleveurs des Alpes du Sud».

Au niveau national, le «plan loup» 2013-2017, entré en vigueur au printemps, prévoit que 24 loups peuvent être tués durant la première année au sein d'une population estimée par les autorités à 250 animaux en France.

«On tire des loups sans aucune règlementation alors que les troupeaux descendent des alpages! On est sur une dérèglementation totale sur une espèce protégée», s'est indigné auprès de l'AFP Pierre Athanaze, président de l'Aspas.

Il a par ailleurs indiqué que l'Aspas avait saisi lundi le tribunal administratif de Nice «pour exercice illégal de la chasse au loup».

Selon les défenseurs des bêtes, 10 loups ont été tués depuis le début de l’année en France, tous dans les Alpes-Maritimes.

«Quant à la louve tuée, elle était allaitante. Ses louveteaux sont condamnés à mourir d'une longue agonie», a déploré M. Athanaze.