Greenpeace escalade une plateforme de Gazprom dans l'Arctique

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Quatre militants de Greenpeace ont été arrêtés mercredi lors d'une action de protestation sur une plateforme du géant russe Gazprom dans l'Arctique pour dénoncer ses projets de forage pétroliers dans cette région aux réserves très convoitées, a annoncé l'ONG.
Quatre militants de Greenpeace ont été arrêtés mercredi lors d'une action de protestation sur une plateforme du géant russe Gazprom dans l'Arctique pour dénoncer ses projets de forage pétroliers dans cette région aux réserves très convoitées, a annoncé l'ONG. — Denis Sinyakov Greenpeace

Quatre militants de Greenpeace ont été arrêtés mercredi lors d'une action de protestation sur une plateforme du géant russe Gazprom dans l'Arctique pour dénoncer ses projets de forage pétroliers dans cette région aux réserves très convoitées, a annoncé l'ONG.

Deux militants qui avaient réussi à escalader sur la plateforme pétrolière Prirazlomnaïa dans la mer de Petchora, dans l'Arctique russe, ont été arrêtés, a indiqué l'ONG dans un communiqué.

Deux autres personnes avaient déjà été interpellées par les garde-côtes russes en se dirigeant vers la plateforme à bord d'un bateau pneumatique.

Les gardes-côtes ont tiré onze coups de semonce près du brise-glace de Greenpeace, l'Arctic Sunrise, a indiqué l'ONG qui a dénoncé un «usage disproportionné de la force».

Le Service fédéral de sécurité russe (FSB) a confirmé avoir tiré ces coups de feu pour mettre fin aux «actions illégales» des militants.

Ceux-ci voulaient dénoncer les dangers que font courir les projets d'exploitation pétrolière sur l'Arctique. Selon Greenpeace, Gazprom sera «la première compagnie à produire du pétrole dans les eaux glaciales de la région».

«Gazprom prévoit de lancer la production sur la plateforme Prirazlomanaïa au premier trimestre 2014, faisant peser le risque d'une marée noire dans une zone où existent trois réserves naturelles protégées par la loi russe», explique l'association.

Contacté par l'AFP, Gazprom a refusé de commenter la situation.

L'ONG avait déjà mené en août 2012 une campagne contre cette plateforme pour dénoncer les dangers qu'elle représentait dans l'Arctique. Six militants l'avaient escaladée, puis l'ONG avait trois jours plus tard intercepté un bateau qui y acheminait des employés.

La Russie a fait du développement de l'Arctique, une immense zone regorgeant de ressources en hydrocarbures qui n'a pour l'instant pas encore été exploitée, une priorité stratégique.

Greenpeace accuse aussi les majors occidentales de vouloir travailler en Russie pour profiter de normes environnementales plus laxistes que dans leurs propres pays.