France : le débat sur le nucléaire joue les prolongations

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Les centrales nucléaires françaises sont-elles sûres? Que faire de Fessenheim? Quid du nucléaire de 4e génération? L'émission Infrarouge, mardi sur France 2, tente de poser les termes d'un sujet hautement explosif que le récent débat national sur la transition énergétique n'a pas permis de solder
Les centrales nucléaires françaises sont-elles sûres? Que faire de Fessenheim? Quid du nucléaire de 4e génération? L'émission Infrarouge, mardi sur France 2, tente de poser les termes d'un sujet hautement explosif que le récent débat national sur la transition énergétique n'a pas permis de solder — Philippe Desmazes AFP

Les centrales nucléaires françaises sont-elles sûres? Que faire de Fessenheim? Quid du nucléaire de 4e génération? L'émission Infrarouge, mardi sur France 2, tente de poser les termes d'un sujet hautement explosif que le récent débat national sur la transition énergétique n'a pas permis de solder.

D'EDF, l'exploitant des 58 réacteurs français, à l'ONG antinucléaire Greenpeace, en passant par des médecins, des énergéticiens, des économistes, des syndicalistes ou des politiques comme Daniel Cohn-Bendit ou Michel Rocard, le documentaire «Nucléaire, la grande explication» donne la parole à tous les points de vue.

Deux ans et demi après le début de la catastrophe de Fukushima, au Japon, le réalisateur Jean-Charles Deniau rappelle les questions qui accompagnent l'avenir de l'atome en France: les centrales sont-elles vraiment sûres pour les riverains et les travailleurs du nucléaire? Faut-il fermer les réacteurs qui atteignent 40 ans, leur durée de vie initialement prévue, ou les prolonger? Quel impact économique aura la fermeture de la doyenne, Fessenheim, promise par le gouvernement?

Le documentaire s'intéresse aussi à la question des déchets et de leur stockage, aux projets de réacteurs de 4e génération à base de plutonium mais aussi aux alternatives possibles en cas de sortie du nucléaire, à partir notamment de l'exemple allemand.

Voulu pédagogique, ce panorama du nucléaire à la française se garde néanmoins de trancher un sujet hautement explosif, que le récent débat national sur la transition énergétique, conclu en juillet, n'a pas permis de solder. La réduction de la part du nucléaire a été en effet un point de désaccord majeur durant les plusieurs mois de discussions entre élus, représentants des entreprises, des syndicats et des ONG et experts.

Une loi de programmation doit être présentée à l'automne pour mettre en musique l'engagement du président Hollande de réduire la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75% actuellement à 50% d'ici à 2025. Pour le moment, le gouvernement s'est seulement engagé à fermer Fessenheim (Haut-Rhin) d'ici à fin 2016, parallèlement à la mise en service de l'EPR de Flamanville (Manche).

(«Nucléaire, la grande explication», dans l'émission Infrarouge, mardi 10 septembre à 22H55 sur France 2)