Charte de téléphonie mobile: Robin des toits abandonne son recours

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L'association Robin des toits a annoncé mercredi abandonner son recours contre la nouvelle charte de téléphonie mobile liant la mairie de Paris aux opérateurs télécoms, par crainte de voir la justice interdire le principe même de ces chartes utilisées dans d'autres villes.
L'association Robin des toits a annoncé mercredi abandonner son recours contre la nouvelle charte de téléphonie mobile liant la mairie de Paris aux opérateurs télécoms, par crainte de voir la justice interdire le principe même de ces chartes utilisées dans d'autres villes. — Martin Bureau AFP

L'association Robin des toits a annoncé mercredi abandonner son recours contre la nouvelle charte de téléphonie mobile liant la mairie de Paris aux opérateurs télécoms, par crainte de voir la justice interdire le principe même de ces chartes utilisées dans d'autres villes.

L'association, qui dénonce les dangers potentiels des ondes électromagnétiques, avait déposé son recours en décembre 2012 en estimant notamment que cette charte parisienne aurait dû faire l'objet d'une consultation dans les vingt mairies d'arrondissement avant son adoption par le Conseil de Paris en octobre.

La charte, qui révise à la baisse le seuil maximal d'exposition aux ondes électromagnétiques dans la capitale, encadre le déploiement des infrastructures de téléphonie mobile de quatrième génération (4G).

L'ONG a annoncé mercredi se «désister de la procédure» en estimant qu'elle pourrait déboucher sur une décision de justice empêchant «toute nouvelle charte non seulement à Paris mais partout en France».

Or, «il existe des maires et des conseils municipaux qui, grâce à l'outil que représente une charte, limitent les conséquences néfastes de la téléphonie mobile, comme à Tours ou à Besançon», ajoute-t-elle.

Robin des toits maintient toutefois ses critiques sur la nouvelle charte de Paris, affirmant que cette charte «prétend limiter l'exposition du public parisien aux ondes électromagnétiques générées par la téléphonie mobile alors qu'elle est devenue la caisse d'enregistrement des desiderata des industriels, qui augmentent régulièrement cette exposition et les risques qu'ils font courir à la population».

En décembre, la mairie de Paris avait assuré que la «charte a fait l'objet d'une ample concertation». «Tous les maires d'arrondissements, tous groupes (politiques) confondus, ont été consultés. La preuve de ce consensus, c'est que la nouvelle charte a été adoptée à l'unanimité», avait-elle souligné, affirmant que le nouveau document est «plus contraignant que l'ancienne charte».

Fin 2011, les toits de Paris comptaient 2.353 antennes-relais.