Allemagne: EON inaugure un site de conversion d'électricité en gaz

© 2013 AFP

— 

Le numéro un allemand de l'énergie EON, qui s'efforce de prendre le virage de la sortie du nucléaire en Allemagne, a inauguré mercredi un site pilote de conversion d'électricité en gaz, en vue de stocker les surplus d'énergie issus des renouvelables.
Le numéro un allemand de l'énergie EON, qui s'efforce de prendre le virage de la sortie du nucléaire en Allemagne, a inauguré mercredi un site pilote de conversion d'électricité en gaz, en vue de stocker les surplus d'énergie issus des renouvelables. — Patrik Stollarz AFP

Le numéro un allemand de l'énergie EON, qui s'efforce de prendre le virage de la sortie du nucléaire en Allemagne, a inauguré mercredi un site pilote de conversion d'électricité en gaz, en vue de stocker les surplus d'énergie issus des renouvelables.

Situé à Falkenhagen (est), ce site «utilise de l'énergie éolienne pour faire fonctionner un système d'électrolyse transformant de l'eau en hydrogène, qui est injecté dans le réseau gazier régional», a précisé le groupe allemand dans un communiqué.

Dotée d'une capacité de 2 mégawatts, cette installation pourra produire 360 mètres-cube de gaz par heure, est-il ajouté. L'hydrogène ainsi produit intègrera le mix de gaz naturel pour différentes applications telles que le chauffage domestique, les processus industriels, la mobilité ainsi que la production d'énergie.

«Ce projet fait d'EON une des premières sociétés à démontrer que les surplus d'énergie peuvent être stockés dans le réseau gazier en vue d'aider à équilibrer l'approvisionnement face à la demande»,

«Cette méthode de stockage de l'électricité est considérée comme une technologie clé pour la transformation du système énergétique en Allemagne. Elle va limiter le besoin d'éteindre les turbines éoliennes lorsque le réseau électrique est congestionné et nous permettra de mieux maîtriser l'énergie éolienne», a-t-il ajouté.

Après la catastrophe de Fukushima au Japon, l'Allemagne a décidé d'abandonner d'ici dix ans l'énergie nucléaire, et veut porter la part des renouvelables, éolien et solaire en tête, à 80% de la production électrique à l'horizon 2050.

Mais le caractère aléatoire de la production de courant «vert» met au défi les gestionnaires de ce réseau, qui doivent composer avec ces fluctuations pour assurer un approvisionnement constant. Et en cas de forts vents et d'ensoleillement importants, ces sources d'énergie peuvent notamment produire plus d'électricité que nécessaire, occasionnant des pertes.