Comment s'y retrouver dans les labels en papeterie

RENTREE Petit guide pour y voir plus clair dans les stylos recyclés et les papiers certifiés...

Audrey Chauvet
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Un rayon de fournitures scolaires en grande surface.
Un rayon de fournitures scolaires en grande surface. — ROMAIN CHAMPALAUNE/SIPA

Entre les papiers issus de forêts «gérées durablement» et les classeurs «Norme française», il n’est pas toujours simple d’y voir clair dans les labels pour la rentrée. Petite révision avant d’attaquer les courses de fournitures scolaires.

Les papiers

Pour le papier, plusieurs types de certification existent: celles qui garantissent l’origine du papier et celles, plus larges, qui concernent aussi son mode de fabrication. Les deux labels les plus courants sont le FSC (Forest Stewardship council) et PEFC. Tous deux garantissent que le papier est issu de forêts «gérées durablement», c’est-à-dire que tout est fait «pour respecter l’équilibre écologique de la faune et de la flore, et ne pas mettre les forêts en danger», explique Florence Clément, de l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), dont le guide des logos environnementaux est consultable en ligne. Toutefois, un produit labellisé PEFC ou FSC peut ne pas être issu de fibres recyclées ou en contenir seulement un pourcentage défini.

L’écolabel européen, ainsi que les labels Ange bleu et Nordic Swan, sont plus larges: ils certifient que le produit contient des matières recyclées, que l’utilisation de substances dangereuses pour la santé comme les composés organiques volatils a été limitée et que les impacts en terme de consommation d’énergie ou de pollution de l’air ont été réduits. «Ces labels vont très loin dans une démarche globale sur les impacts de l’industrie papetière, commente Florence Clément. On les trouve moins souvent en magasins car ils sont plus engageants que les autres.»

Les stylos, gommes, feutres…

Sur ces produits, le label que l’on retrouvera le plus souvent est la norme française NF Environnement. Elle atteste qu’au moins 35% de l’objet est composé de matières recyclées ou renouvelables, que les substances dangereuses pour la santé et que les émissions de composés organiques volatils ont été limitées. Pour la santé des enfants, mieux vaut choisir des peintures et des feutres sans solvants, qui peuvent être dangereux.

Est-ce que ça vaut le coup?

Les produits labellisés sont parfois un peu plus chers que les autres mais sur certains produits, notamment les colles, les peintures et les feutres que les enfants utilisent quotidiennement, il vaut mieux choisir la sécurité: les composés organiques volatils peuvent «provoquer des troubles respiratoires, des irritations des yeux, du nez et de la gorge et des réactions allergiques. Certains sont plus préoccupants car cancérogènes (formaldéhyde, solvants organiques, éthers de glycol, hydrocarbures dont benzène)», précise l’Ademe.

Attention, aucun label ne garantit que le produit va durer plus longtemps qu’un autre.  «L’objectif n’est pas d’être plus performant que les produits concurrents mais de l’être autant en ayant un impact moindre sur l’environnement», corrige Florence Clément.