Des substances «préoccupantes» dans des produits du quotidien, selon l'UFC

SANTE L'association dénonce un manque d'information du consommateur...

avec AFP

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L'UFC-Que Choisir a révélé dans un communiqué diffusé mardi la présence de substances "préoccupantes" dans un certain nombre de produits du quotidien, dénonçant l'absence d'information du consommateur en la matière.
L'UFC-Que Choisir a révélé dans un communiqué diffusé mardi la présence de substances "préoccupantes" dans un certain nombre de produits du quotidien, dénonçant l'absence d'information du consommateur en la matière. — Fred Dufour AFP

L'UFC-Que Choisir a révélé dans un communiqué diffusé mardi la présence de substances «préoccupantes» dans un certain nombre de produits du quotidien, dénonçant l'absence d'information du consommateur en la matière. L'association a procédé à des analyses en laboratoire sur 40 produits de consommation courante, qui ont mis au jour la présence de substances «préoccupantes» dans près d'un quart (9) d'entre eux.

Ordinateur, porte-monnaie, bavoir...

Ces substances, qui ont été identifiées dans une liste publiée par les autorités sanitaires européennes, restent encore autorisées, par exemple dans les matières plastiques, synthétiques ou dans les objets en cuir, mais pourraient être interdites à terme, signale l'UFC dans son communiqué. Sans forcément présenter un danger immédiat, l'exposition prolongée et répétée à ces produits peut perturber l'état de santé des consommateurs, explique l'association.

Dans les produits analysés, l'UFC a notamment retrouvé dans un revêtement plastique de sacoche d'ordinateur portable «pas moins de 4 substances préoccupantes différentes (trois phtalates et un retardateur de flamme)». Un revêtement de porte-monnaie contient également «la dose record de 20% de DEPH, un phtalate perturbateur endocrinien et toxique pour la reproduction», dénonce l'association. Enfin, un bavoir pour enfant en PVC recèle même «un retardateur de flamme chloré (SCCP) que l'on n'aurait jamais dû retrouver dans un produit neuf, puisque cette substance est désormais interdite», fustige l'UFC, qui a demandé à la DGCCRF de diligenter une enquête pour vérifier que ce produit a bien été retiré du marché ou qu'il le soit rapidement.

Mieux informer les consommateurs

Pour l'association, la présence de ces produits n'est jamais mentionnée par les fabricants ou les distributeurs de ces produits. «Les consommateurs n'ont pas accès à la vérité !», s'alarme l'UFC-Que Choisir, dénonçant «un non-respect flagrant des professionnels vis-à-vis de leurs obligations en matière d'information des consommateurs sur les substances chimiques les plus préoccupantes (règlement REACH2). Sur cette base, l'association «exige un renforcement immédiat de la réglementation européenne».

«Faire peser sur des consommateurs non-experts, la responsabilité de s'informer sur un sujet de santé publique par nature très complexe, n'est pas acceptable», estime-t-elle. Un étiquetage «obligatoire sur tous les produits (...) s'impose pour que les consommateurs puissent exercer leur choix en toute connaissance de cause au moment de l'achat», réclame l'UFC.