Moins de surpêche européenne en 2012 selon la Commission

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Les ministres européens de la pêche ont convenu jeudi d'une réduction en 2014 des prises de saumons autorisées en mer Baltique, un effort jugé toutefois insuffisant par WWF pour sauvegarder cette espèce.
Les ministres européens de la pêche ont convenu jeudi d'une réduction en 2014 des prises de saumons autorisées en mer Baltique, un effort jugé toutefois insuffisant par WWF pour sauvegarder cette espèce. — Joel Saget AFP

La Commission européenne a fait état jeudi d'un recul en 2012 de la surpêche de la part des Etats membres, même si 14 d'entre eux, menés par l'Espagne, ont dépassé leurs quotas, en conséquence réduits pour 2013.

«Cet exercice annuel de déduction permet à la Commission de remédier immédiatement aux dommages causés aux stocks surexploités au cours de l'année précédente, pour garantir une utilisation durable des ressources halieutiques communes», a-t-elle précisé dans un communiqué.

«Je prends note de la diminution du volume total de la surpêche par rapport à l'année dernière et mon objectif sera de garantir cette tendance à plus long terme», a commenté Maria Damanaki, commissaire européenne chargée des affaires maritimes et de la pêche.

Premier pays pêcheur dans l'UE, l'Espagne a dépassé en 2012 ses quotas sur 17 espèces de poissons, en particulier le merlu, dont elle aura droit de pêcher en 2013 475,875 tonnes de moins que prévu, et le sabre noir (-115,05 tonnes).

Le Portugal a également dépassé ses allocations de pêche sur 12 espèces, en particulier le haddock, dont son quota 2013 est réduit de 383,926 tonnes. Avec des quotas dépassés sur onze stocks, la Grande-Bretagne voit ses prises autorisées de harengs réduites de 199,5 tonnes.

Au total, 14 pays sont concernés par ces déductions. Pologne et Pays-Bas suivent le trio de tête, avec huit espèces surpêchées, tandis que l'Allemagne, la Roumanie, Chypre et la Grèce ne subissent une déduction de leurs quotas que sur un seul stock.

La France est touchée par deux déductions de 554 tonnes pour le haddock et de 0,05 tonne pour le maquereau.

«Si un État membre ne dispose pas de quotas suffisants pour restituer le volume de la surpêche, ces quantités seront déduites d'un autre stock dans la même zone géographique», a précisé la Commission.