Japon: nouvelle période «zéro nucléaire» probable dès septembre

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Le Japon va probablement traverser une nouvelle période d'absence totale d'énergie nucléaire à partir de septembre lorsque les deux seuls réacteurs en service seront stoppés pour maintenance et avant que d'autres ne soient redémarrés.
Le Japon va probablement traverser une nouvelle période d'absence totale d'énergie nucléaire à partir de septembre lorsque les deux seuls réacteurs en service seront stoppés pour maintenance et avant que d'autres ne soient redémarrés. — Jiji Press

Le Japon va probablement traverser une nouvelle période d'absence totale d'énergie nucléaire à partir de septembre lorsque les deux seuls réacteurs en service seront stoppés pour maintenance et avant que d'autres ne soient redémarrés.

L'autorité de régulation nucléaire a donné mercredi son accord pour que les deux réacteurs 3 et 4 de la centrale d'Ohi (ou Oi, ouest), les deux seuls actuellement exploités, puissent continuer de fonctionner même après l'entrée en vigueur de normes plus strictes lundi 8 juillet.

Mais ces deux tranches doivent subir une séance d'entretien à compter de septembre et devront donc être de nouveau coupées pour une durée technique d'au moins trois mois, sans compter la période ensuite requise pour des examens de conformité aux nouvelles exigences de sûreté.

Parallèlement la probabilité pour que soient remises en service d'ici à septembre d'autres unités actuellement toutes stoppées est pour ainsi dire nulle, compte tenu des procédures longues imposées par l'application des nouveaux standards de sûreté.

Du coup, le Japon, qui avait connu une période zéro nucléaire de mai à juillet 2012, devrait se retrouver dans la même situation pour plusieurs semaines ou mois à compter de septembre.

A ce jour, 48 des 50 réacteurs du pays sont stoppés sine die pour maintenance et contrôles supplémentaires à la suite de l'accident de Fukushima causé par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est du Japon.

Aucun ne peut redémarrer tant que l'autorité de régulation ne s'est pas prononcée.

Or, elle ne commencera à passer en revue les réacteurs candidats au redémarrage qu'à partir du 8 juillet et un délai de plusieurs mois est nécessaire, ne serait-ce que pour confirmer la sûreté de chacun. Ensuite, il faudra encore obtenir le feu vert des autorités locales avant que l'Etat ne donne l'autorisation définitive de relance.

Les compagnies d'électricité s'activent cependant pour remettre dès lundi prochain à l'instance compétente des dossiers censés prouver que leurs installations sont sans danger et peuvent être relancées sans craintes.

On s'attend à ce que quatre compagnies soumettent la candidature d'un total de 12 réacteurs de 6 centrales dès ce mois-ci, en espérant une relance la plus rapide possible.

Mardi, le gérant de la centrale accidentée de Fukushima, Tokyo Electric Power (Tepco), a annoncé son intention de déposer un dossier dans le but de remettre en service deux réacteurs de son complexe de Kashiwazaki-Kariwa (ouest).

Toutefois, le gouverneur de Niigata, préfecture qui héberge cette centrale, a déjà déclaré s'opposer à tout redémarrage, par défiance envers Tepco.

Le gouvernement de droite de Shinzo Abe, pro-nucléaire, est pour sa part favorable à la réactivation des réacteurs, mais assure qu'il se conformera à l'avis de l'autorité, statutairement indépendante.