De l'étiquette à l'essorage, comment laver ses vêtements sans salir la planète

PRATIQUE Bien entretenir son linge en respectant la planète commence souvent par lire correctement les étiquettes...

Audrey Chauvet

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Un homme fait une lessive.
Un homme fait une lessive. — CLOSON DENIS/ISOPIX/SIPA

Des carrés, des ronds, des triangles. Les étiquettes de nos vêtements sont souvent cryptiques. Pourtant, les lire et les comprendre est indispensable pour garder des vêtements en bon état et ne pas gaspiller l’eau et l’énergie en faisant des lessives inadaptées. «50% de l’impact environnemental d’un vêtement repose sur son entretien», explique Yann Balguerie, président du Comité français de l’étiquetage pour l’entretien des textiles (Cofreet), qui remettait jeudi soir les trophées de l’entretien responsable.

Laver à froid pour ne pas surchauffer le climat

Le but de ces trophées: récompenser les innovations qui rendront la filière textile un peu plus écolo. Parmi les lauréats, le jury a ainsi distingué le délavage au laser des jeans de Marithé et François Girbaud, qui évite un sablage aux conséquences environnementales désastreuses, les teintures naturelles à base de peaux d’avocats ou de marc de café de Rosa Tapioca et le système de partage de machine à laver de La machine du voisin. Des prix étudiants ont également été remis à des innovations concernant les étiquettes: transparentes, en braille, intégrées au vêtement… Les idées ne manquent pas pour clarifier le message et éviter que le premier réflexe soit de couper ces étiquettes riches en informations.

La France compte aujourd’hui 27 millions de lave-linge qui tournent trois à quatre fois par semaine en moyenne. Ce sont donc des millions de litres d’eau et des milliers de kWh qui sont engloutis dans nos tambours. Si les fabricants de lessives et d’appareils électroménagers ont fait des efforts pour améliorer l’efficacité de leurs produits, par exemple avec des lessives concentrées et des machines plus économes en énergie, l’entretien reste «l’affaire du consommateur», estime Yann Balguerie. Pour aider à décoder les étiquettes, le Cofreet a mis en ligne un widget explicatif et l’Ademe rappelle qu’un lavage à 30°C consomme trois fois moins d’énergie qu’un lavage à 90°C. Un petit geste simple pour ne pas faire surchauffer la planète.