Perturbateurs endocriniens: Des pistes pour les éviter

SANTE La France va se doter d'une stratégie nationale pour protéger les consommateurs des substances nocives comme le bisphénol...

Audrey Chauvet

— 

Le bisphénol A est présent dans de nombreux plastiques alimentaires.
Le bisphénol A est présent dans de nombreux plastiques alimentaires. — SIPA

Parabènes, bisphénols, phtalates, pesticides… La liste des ingrédients a de quoi faire frémir. Dans de nombreux produits cosmétiques, alimentaires ou d’entretien, ces substances chimiques utilisées pour la conservation, l’emballage ou la fabrication sont dans le collimateur du gouvernement, qui s’est engagé en septembre dernier, lors de la première conférence environnementale, à se doter d’une stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens.

>> Les perturbateurs endocriniens, qu’est-ce que c’est?

Une première réunion du groupe de travail chargé de plancher sur le sujet a eu lieu ce mercredi. D’après les informations du Monde, des divergences importantes ont été soulevées entre les industriels et les ONG: si les premiers estiment qu’il faut traiter le cas de chaque composant au cas par cas, les associations pensent que tout risque d’impact sur le système hormonal humain, quelle que soit son ampleur, doit être pris en compte.

L’étiquetage des substances concernées, première mesure pour alerter le consommateur sur les risques qu’elles représentent, risque de créer un clivage sérieux entre les industries et les associations. Les fabricants estiment ainsi que «l'étiquetage ne peut pas être envisagé en première intention en l'absence de connaissances solides»: pour eux, les conséquences économiques d’un étiquetage qui risquerait d’éloigner le consommateur de leurs produits sont trop importantes pour se faire sur la base de connaissances partielles sur les risques des différentes substances. Les ONG ont également proposé l’instauration d’une redevance pour «garantir une source pérenne de financement de la recherche sur les perturbateurs endocriniens et leurs possibles substituts», selon Le Monde.