Paris: La police tente de sensibiliser les automobilistes au bruit et à la pollution

ENVIRONNEMENT Des niveaux sonores excessifs et des fumées abondantes s'échappent des véhicules parisiens...

avec AFP

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Fumée de pot d'échappement, février 2007.
Fumée de pot d'échappement, février 2007. — LE LANN/SIPA

Les Franciliens se soucient souvent comme d'une guigne du bruit qu'ils génèrent en voiture ou sur leur scooter quand ils se rendent au bureau: la police parisienne l'a encore constaté lors d'une campagne de sensibilisation pour changer ces habitudes. Sur 466 deux-roues ou voitures contrôlés mardi, mercredi et jeudi dans divers points de la capitale et de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne), les policiers ont relevé 202 infractions potentielles, qui n'ont toutefois quasiment jamais donné lieu à verbalisation. Menés notamment aux entrées de Paris aux heures de pointe, ces contrôles s'effectuaient en effet dans le cadre d'une opération de sensibilisation avant l'été.

Les deux-roues mauvais élèves

Les pilotes de deux-roues, de plus en plus prisés des Franciliens qui souhaitent éviter les immenses bouchons qui paralysent quotidiennement la capitale aux heures de pointe, apparaissent comme particulièrement mauvais élèves. Sur 368 de ces engins contrôlés, les policiers ont relevé que 93 présentaient un niveau sonore excessif, que 13 émettaient des fumées teintées bleues et que 75 avaient subi un «débridage», une opération destinée à accroître la puissance pour augmenter la vitesse des deux-roues.Très simple à réaliser, cette opération est toutefois strictement interdite en raison du bruit et de la fumée inhabituelle qu'elle génère. Y avoir recours est passible d'une amende de 135 euros assortie d'une obligation de remettre le cyclomoteur aux normes dans les 48 heures et d'une confiscation de la carte grise jusqu'à la mise en conformité. A Paris et en petite couronne, les deux-roues à moteur représentent près de la moitié des tués sur la route. Sur les 98 voitures contrôlées, onze présentaient un niveau sonore excessif et dix dépassaient le seuil de pollution autorisé.

Cette opération de sensibilisation a été menée par plusieurs services de la préfecture de police de Paris, la direction opérationnelle des services techniques et logistiques (DOSTL), celles de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP) et de l'ordre public et de la circulation (DOPC).