Le réacteur n°2 de Fessenheim jugé bon pour le service jusqu'en 2022

NUCLEAIRE A condition qu'EDF réalise des travaux pour améliorer la sûreté de la centrale, juge l'ASN...

Avec Reuters

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La centrale nucléaire de Fessenheim.
La centrale nucléaire de Fessenheim. — G. VARELA / 20 MINUTES

François Hollande s’était engagé à fermer la plus vieille centrale française en 2016, mais l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) n’est pas prête à l’envoyer à la casse. Le réacteur n°2 de Fessenheim (Haut-Rhin) est autorisé à fonctionner jusqu'en 2022 à condition qu'EDF réalise des travaux pour améliorer sa sûreté, a indiqué lundi l’ASN. L'ASN impose à EDF de réaliser avant le 31 décembre 2013 un renforcement du radier et la mise en place d'une source de refroidissement de secours, comme elle l'avait fait pour le réacteur n°1 en juillet 2011.

Des travaux pour 20 millions d’euros

Le gendarme du nucléaire a déclaré qu'il donnerait en 2015 sa décision sur une éventuelle exploitation après 40 ans mais le réacteur 2 de Fessenheim est de fait autorisé à fonctionner jusqu'à ses 45 ans. «D'une manière générale, la conception identique des deux réacteurs situés sur le même site a conduit à imposer au réacteur n°2 des prescriptions semblables à celles du réacteur n°1», dit l'ASN dans son communiqué, précisant que des prescriptions spécifiques ont également été réclamées. «Ayant fixé ces prescriptions, l'ASN n'a pas d'objection à la poursuite de l'exploitation du réacteur n°2 de la centrale de Fessenheim au-delà de son troisième réexamen décennal», ajoute l'ASN, dont l'inspection a duré près d'un an.

Fessenheim 2 est le quatrième réacteur dont l'ASN autorise l'exploitation après 30 ans.
Les travaux sur le réacteur n°1 avaient été estimés à environ 20 millions d'euros. EDF n'était pas joignable dans l'immédiat pour estimer le coût de cette deuxième série de travaux. Des organisations anti-nucléaires réclament que les travaux entamés soient abandonnés par l'électricien. L’IRSN rappelle pour sa part qu’un jour de production représente un manque à gagner de l'ordre d'un million d'euros par réacteur et la fermeture de Fessenheim reste jusqu'à présent une «suggestion politique».