L'Union européenne pourrait assouplir sa législation sur la nourriture animale

Avec Reuters

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L'Union européenne espère faire baisser le coût des protéines utilisées dans la nourriture destinée aux élevages de volailles et de porcs en levant l'interdiction imposée sur les produits dérivés depuis la crise de la vache folle il y a dix ans. «Nous discutons actuellement avec les Etats membres en vue d'autoriser à nouveau, éventuellement, les protéines animales transformées dans la nourriture pour les volailles et les porcs, à partir de 2014», a déclaré le porte-parole de Tonio Borg, commissaire européen à la Santé et à la Consommation.

L'utilisation de protéines animales transformées (PAT) dans la nourriture pour animaux avait été mise en cause dans l'apparition en Europe de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), dite maladie de la vache folle. Par mesure de précaution, les produits dérivés à partir des carcasses de porcs et de volailles ont été interdits en 2000 et le nombre de cas d'ESB dans l'UE est passé de 2.167 en 2001 à seulement 45 en 2009, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Actuellement en Europe, les PAT ne sont autorisées que dans la nourriture pour animaux de compagnie. A compter de juin prochain, elles le seront aussi dans l'alimentation des poissons d'élevage. La prochaine étape consistera donc éventuellement à les autoriser pour nourrir les volailles et les porcs, comme cela est le cas dans de nombreux pays comme les Etats-Unis, la Chine, la Thaïlande et l'Australie. Mais les PAT resteraient interdites dans l'alimentation des ruminants.