Viande de taureaux de corrida et banques alimentaires: Un débat qui fait rage

DEBAT Du taureau torturé dans les assiettes? Le débat a déjà fait scandale il y a quelques mois, mais il revient sur la toile à l'heure où nous ne savons pas vraiment ce que nous mangeons...

Néoplanète

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Un corrida dans les arènes de Nîmes, le 16 septembre 2012
Un corrida dans les arènes de Nîmes, le 16 septembre 2012 — ALAIN ROBERT/APERCU/SIPA

Origine de la polémique

En juillet dernier, des abattoirs dans le Bouches-du-Rhône ont proposé gratuitement à la banque alimentaire de Vaucluse, la viande de 6 taureaux tués lors d’une corrida dans les arènes de Châteaurenard. Cette viande représentait l’équivalent de 10.000 repas. Il faut savoir que la consommation locale de la viande issue des corridas est autorisée dans les départements à tradition tauromachique. Cette démarche a été qualifiée de «pacte inacceptable» sur les réseaux sociaux.

Thierry Hély, porte-parole de la Flac (Fédératon des Luttes pour l’Abolition des Corridas) a déclaré à l’époque sur France Bleu Vaucluse: «Nous on se lève contre ce genre d’initiative sur le plan éthique. On ne peut pas offrir cette viande qui a été le produit d’une pratique cruelle et d’une torture caractérisée dans les arènes. Pour nous c’est inadmissible.»

«Nous vous demandons avec toute notre force de renoncer à cette viande issue d’une souffrance particulièrement révoltante. Comme c’est le cas pour les Restos du Cœur qui l’ont toujours refusée. Ajouté à cela, cette viande stressée et pleine de toxines n’est pas sans risque», a alors écrit Thierry Hély à la Banque alimentaire du Vaucluse.

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