Pollution atmopshérique, le 16 janvier 2013 à Shanghai, en Chine.
Pollution atmopshérique, le 16 janvier 2013 à Shanghai, en Chine. — REUTERS/Aly Song

SANTE

La pollution de l'air augmenterait la mortalité des personnes cardiaques

Une étude affirme que l'état des personnes ayant eu un infarctus serait aggravé par la pollution atmosphérique...

Les cardiaques devront-ils aller vivre à la campagne? Selon une étude publiée ce mercredi dans le European heart journal, les personnes ayant eu un infarctus du myocarde ou une angine de poitrine seraient menacés d’une mortalité accrue lorsqu’elles sont exposées à la pollution aux particules fines PM2,5 (de diamètre inférieur à 2,5 micromètres).

5.000 décès auraient eu lieu plus tardivement

«Nous avons découvert que pour chaque hausse de 10 µg/m3 de PM 2,5, le taux de mortalité augmentait de 20%» sur le panel de 154.204 patients britanniques hospitalisés après un accident cardiaque de 2004 à 2007, explique le docteur Cathryn Tonne, qui a mené l’étude. Selon ses travaux, le taux de mortalité de ces patients aurait pu être réduit de 12% s’ils n’avaient pas respiré la pollution atmosphérique et près de 5.000 décès auraient eu lieu plus tardivement.

Les chercheurs ne peuvent pas affirmer de façon définitive que la pollution est responsable des décès des patients observés, mais ils constatent qu’elle affaiblit les personnes déjà sensibles. Un message qui devrait parler aux habitants des grandes métropoles chinoises, qui ont suffoqué sous des concentrations record de particules fines en janvier: «Quand vous pensez qu'à Milan, on s'inquiète lorsque les concentrations de particules fines PM 2,5 atteignent 100, alors qu'elles peuvent atteindre 1.000 en Chine, vous avez une idée de la différence en termes de risques et d'effets sur la santé», note un médecin italien qui a commenté l’étude.